marche n°781 - samedi 1er mai 2021 - LOISEY le Hasoy Culey


Marche de fin d’hiver, brrr !!! :

 

Aujourd’hui, on ne fait que deux groupes équilibrés : 2 hommes, 4 dames (Où est la parité ?). Avant le départ, Marie-France nous offre gentiment un brin de porte bonheur. Nous partons dans la rue principale vers CULEY, à la sortie du village, nous virons à gauche (à droite ! Problème de latéralisation, cher président ?) vers le bois du « Hasoy » en passant sous « Barjecôte ». Nous le traversons en descendant vers « Lavalle », pente douce jusqu’au village. Pour faire comme JPy, nous faisons une halte photo aux calvaires de St-Aupre et de St-Cir. Les deux groupes arrivent ensemble à CULEY, point médian de cette randonnée. Nous nous installons sous l’abribus qui fait aussi office d’abri-livres, le tout dans un décor coloré. Petit tour dans l’église Saint-Mansuy, église originale construite vers 1532 et classée MH. C’est une église-halle à trois vaisseaux et sans clocher. De larges baies vitrées de style Gothique ou Renaissance ponctuent le bâtiment.

Après cette halte, nous repartons sur notre chemin. Le village est gaiement décoré : pause pour promeneurs, décors en trompe l’œil, ...

Cette fois la montée est plus sérieuse, 113 m de montée sur 1,5 km. Arrivé au sommet (PK 7) nous traversons et longeons deux clairières avant de redescendre vers LOISEY entre « Pré Chanel » et « Levraux ». Avant le cimetière nous nous arrêtons un instant pour observer les cavaliers(ères) sur la carrière du centre hippique.

Pour arriver à 10 km, j’avais prévu de faire le tour du village. Mais arrivés à la sortie nord de ce dernier une barrière nous barre le chemin (normal pour une barrière) : propriété privée ! Nous n’osons pénétrer et faisons demi-tour. Nous aurons parcouru nos 10 km et nous retrouvons l’autre groupe qui vient d’arriver.

Encore une belle balade, avec des chemins inédits et d’autres parcourus il y a déjà quelques années. jpV

 

Prochaine marche à BAZINCOURT-SUR-SAULX mercredi 5 mai. 

 

Inscription obligatoire et consultez la feuille d’inscription pour connaitre votre groupe.

 


Clichés du seul photographe du groupe présidentiel



Compte-rendu du groupe 2


On s’est déverrouillé, les jambes comme ceci ou cela d’ailleurs :

 

Nous contournons le village de Loisey par le « boulevard périphérique Nord », en longeant le ru « des Quatre Fossés ».

Par la rue de Pouillon, la Grande-Rue (où nous franchissons le « ruisseau de la Viaux ») nous atteignons la rue de Niverge.

Le tracé prévu traverse une cour de ferme, qui s’avère être un chemin privé, nous nous en rendons lorsque nous ouvrons une barrière pour aller emprunter le chemin communal « Sur la Croix ».

Au niveau du cimetière nous prenons la direction du Sud par le chemin de Ligny en Barrois. Après la traversée du ruisseau de Bumont, c’est une bonne montée dans ce chemin devenu très caillouteux.

Sur le plateau nous soufflons un peu, ce qui est justice, puisque le lieu-dit se trouve être le bien nommé « La Justice ».

Nous pénétrons sur le ban de Culey en entrant dans le bois de La Côte Varin. Ensuite c’est une descente vers le village de Culey par « Priele », « Champ Contosse », « Saint-Cir », avec ses arbres qui ont les boules.

Nous traversons de nouveau le ruisseau, venant de Loisey, qui entre temps se nomme le « ruisseau de Culey ».

Nous entrons dans le dit village par la rue de la Mairie, longée par le ruisseau qui provient des étangs de la chapelle Sainte-Geneviève.

Il est guéable par ce que Marie-France nomme un « radier submersible », terme employé à la Réunion, mais qui est un terme technique désignant un ouvrage hydraulique pour lutter contre l’érosion.

Nous retrouvons les randonaires du groupe présidentiel sous l’abribus situé à côté de l’église du lieu placée sous le vocable de Saint-Mansuy.

 

Nous repartons par un sentier qui porte le nom de « rue du Lavoir », lavoir que nous apercevons avant de franchir une passerelle qui nous mène à la rue de la Croisette, Celle-ci et le chemin éponyme sont bordés, sur le côté Nord, de nombreuses truffières.

À Montresson, nous faisons une pause « pose foto », près du calvaire du XVIe, M.H. depuis le 4 oct. 1932, sur lequel est mis en scène d’un côté : le Christ en croix avec à ses pieds Marie, tante de Jésus et Marie de Magdala ; et de l’autre côté : Vierge à l'enfant avec à gauche Saint-Roch et peut être Saint-Mansuy à droite.

Nous repartons sur le chemin de Sainte-Geneviève, avec à gauche une jeune truffière (2ha90c) et à droite une autre plus ancienne (3ha27c), toutes les deux équipées de buses d'arrosage.

Nous pénétrons dans la vallée de « Lavalle » et dans les bois privés du Hasoy. Au PK 7,60, nous gravissons la deuxième difficulté du jour. Nous sortons du bois au lieu-dit « Sur le Chemin de La Poutière » et c’est par ce chemin éponyme que nous descendons vers le village de Loisey.

C’est par la Grande-Rue que nous rejoignons le parking de l’école où le groupe présidentiel arrive quelques instants plus tard ...

Belle marche, mais nettement plus fraiche que celle du 19 février 2019 (n°616), où nous étions 20 marcheurs en tee-shirt. jpy.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

La famille de la « Maison du Châtelet » en son château de Loisey

 

Le château de Loisey appartenait à une des illustres et rares familles que l’on surnommait jadis « Les Grands Chevau de Lorraine ». Leurs ancêtres avaient participé aux croisades. Au XVIII siècle, ne subsistaient plus que quatre familles pouvant encore prétendre à ce titre transmis par les mâles parmi elles, la maison du Châtelet.

La maison du Châtelet comprend quatre branches au XVIII siècle, c’est la branche Châtelet Pierrefitte qui nous intéresse. À l’époque, la considération du nom l’emportait largement sur celui de la fortune.

 

Vers l’an 1200, Thierry d’Enfer, frère du duc de Lorraine, se vit attribuer une terre dans la région de Neufchâteau. Il y édifia une petite forteresse : un châtelet. Le nom passa au propriétaire et perdura.

Trois siècles plus tard, voici Errard III du Châtelet, dit Errard le Grand, personnage très important en Lorraine. En 1437, il achète la châtellerie de Pierrefitte dans le Barrois. Elle comprend neuf villages dont Loisey. Il n’y a pas de château à Loisey on en trouve un à Naives (Braux), à ses armes. À Loisey, cependant, on trouve sur une colline, à l’Est, une potence, attribut de l’autorité du Seigneur.

 

Errard III engendra 11 enfants, dont :

Guillaume qui sera l’ancêtre cinq générations plus tard (en 1594) de Louis, Jules du Châtelet (de la branche Pierrefitte) seigneur de Cirey bâtisseur du château de Loisey.

Pierre dans la famille duquel naîtra en 1662, Florent du Châtelet (de la Branche Trichâteau) comte de Lomont.

 

Les aînés des familles du Châtelet choisissaient souvent la carrière des armes. Louis, Jules y mêle une carrière politique mouvementée qui le conduira à une alliance malheureuse pendant la guerre de la Fronde. Pour le punir le Roi lui retira le commandement de la forteresse d’Aigues-Mortes, l’exila. Il fit démantibuler son château de Cirey et (dit-on) celui de Naives. Ses biens furent placés sous la tutelle d’un autre « Grand-Chevau » de Lorraine : Lenoncourt, gouverneur de Lorraine et Barrois.

Pour se « remettre en équipage » Louis, Jules décida d’ériger un château sur ses terres, à Loisey, vers 1640. C’était pendant la terrible guerre de Trente ans et ses invasions diverses. Il prétendit avoir protégé le village en versant une rançon de 14 000 livres à la soldatesque pour éviter une occupation sauvage. Pour se renflouer il s’empara (ou fit vendre) des bois appartenant à la communauté et ne reconnut pas sa dette. En outre, pour implanter son château, il s’empara de terrains au milieu du village et empiéta même sur le « Chemin Royal » traversant la localité. Il terrorisa la population qui n’osa pas porter plainte. Son fils eut le même comportement.

 

Ce dernier Charles, Antoine gouverneur militaire de Gravelines poursuivit la construction du château de Loisey. Marié à Marie de Neuville, il en eut une fille Marie, Gabrielle, Charlotte mais pas d’autres enfants. Charles, Antoine décède à Paris en 1680, huit ans après son père.

Il n’y a plus de descendance mâle de Louis, Jules du Châtelet qui eut pourtant douze enfants ! La succession va à Nicole, seule fille de Louis, Jules qui ait trouvé mari. Les années passant, Nicole fait don de la succession à Marie, Gabrielle, Charlotte (sa nièce) qui prend alors le titre de dame de Cirey Pierrefitte Saint-Amand. Ce don lui échoit à l’occasion de son mariage avec Florent du Châtelet Trichâteau, lointain cousin, descendant de Pierre (cité antérieurement). C’est un brillant militaire, portant le titre de comte de Lomont. Il a 40 ans, elle en a 14. Le mariage a lieu en 1692, (ils étaient donnés comme résidant tous deux à Paris).

Treize ans plus tard, le15 mai 1705, Léopold, duc de Lorraine accorde à Florent du Châtelet, des lettres patentes d’inféodation du château de Loisey. Florent est alors lieutenant général, gouverneur militaire de Dunkerque, place forte importante face à l’Angleterre. Le couple y réside depuis plusieurs années. Marie, Gabrielle, Charlotte y décède en septembre 1705 ; elle est inhumée dans l’église paroissiale de Dunkerque. Elle avait donné sept enfants à son mari. Aucun n’avait vu le jour au château de Loisey.

 

Le 23 octobre 1729, la famille se réunit au château de Loisey, on y trouve :

Florent comte de Lomont (le père)

Florent, Claude (fils aîné)

Florent, François (second fils)

Marie, Madeleine, Suzanne & Marie, Florence (filles non encore mariées)

 

S’y ajoute Gabrielle, Émilie de Breteuil épouse de Florent, Claude. On peut regretter que Gabrielle, Émilie, n’ait pas emmené avec elle ses deux enfants en bas âge : Marie, Gabrielle, Florene et Louis, Marie car ce fils fut le dernier propriétaire du château de Loisey.

Florent comte de Lomont se retire à Semur en Auxois où il décède le 27 janvier 1732. On ne retrouvera pas d’autre trace de la résidence de Florent comte de Lomont, au château de Loisey.

L’aîné des enfants, Florent, Claude portera le titre de marquis du Châtelet. Il est propriétaire du château de Cirey-sur-Blaise dont on parle beaucoup quand on évoque sa femme, la marquise du Châtelet*. C’est cependant au château de Loisey, chez son frère, qu’il se retire à une date non connue. Il y décède le 28 novembre 1765. Il est inhumé dans le chœur de l’église de Loisey.

Florent, François frère de Florent, Claude célibataire, devient propriétaire de la châtellerie de Pierrefitte et du château de Loisey à une date inconnue. Sa présence au château est plus marquée à partir de 1765, où il réside probablement en permanence. Il y décède le 17 juillet 1783, il est inhumé dans le chœur de l’église de Loisey ; il y rejoint son frère, ainsi qu’une de leurs sœurs, Marie, Madeleine, Suzanne veuve du marquis de Chaugy Roussillon. Elle résidait au château de Loisey depuis 1774 où elle décéda en 1778.

En 1780, Florent François, (sans descendance) fait donation de ses biens à son neveu Louis, Marie, Florent du Châtelet (fils de Florent, Claude et Émilie de Breteuil). Personnage d’importance nationale, le duc a un appartement réservé au château. Il vient chasser dans les bois de Loisey. Aux états généraux de 1789 il est élu député de la noblesse du Barrois. Puis la suite des événements, fait qu’il est accusé d’émigration et guillotiné en décembre 1793. Il n’a pas de descendance. Le château de Loisey, devenu propriété de la nation, est dépecé et vendu par lots à des carriers qui cèdent les pierres aux plus offrants.

 

* le tableau de la marquise du Châtelet, se trouve au musée de Bar le Duc. Représentée en Diane, dénommée (à juste titre) marquise du Châtelet, on dit souvent à tort, qu’il s’agit de Gabrielle, Émilie l’amie de Voltaire. Les experts disent qu’il s’agit d’un tableau peint à la fin du XVIII siècle, ce qui correspond bien à l’époque où vivait Marie, Gabrielle, Charlotte.

 

 


Fototéléphoniques légendées de et par MF


Photographies de Martine


Clichés légendés de et par Dominique

Bonsoir,
voici les légendes :

 

J'avoue que c'est la première fois que je pleure de rire en écrivant les légendes... Bon dix manches
Dominique


foto de jpy ...


... autres foto de jpy ...


... détail du calvaire à Montresson Culey


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Commentaires: 2
  • #1

    MF (lundi, 03 mai 2021 19:38)

    Un peu déroutée par le mélange des photo, JPy !!! J'ai bien aimé la comparaison de celles du calvaire... Merci pour la généalogie de la Maison du Châtelet. J'ai tout lu mais pas tout retenu ! Si j'ai trouvé très poétique "le roi qui fit démantibuler le château de Cirey", je crains que sa seule intention n'était de le démanteler... mdr

  • #2

    JPV (mardi, 04 mai 2021 09:32)

    A JPy grand amateur de chocolat. Meunier ton moulin va trop vite, OK. Mais pour le chocolat enlève le U. Chocolat Menier, maison fondée en 1816 par Antoine Brutus Menier.