marche n°780 - mercredi 28 avril 2021 - VELAINES la Saunière


Exit la règle des 10 km :

 

Quel plaisir de retrouver nos marcheurs de la vallée de l’Ornain, cette fois nous pouvons nous déplacer dans un rayon de 30 km. Et à partir de lundi, il ne nous restera plus que le couvre-feu et toujours 6 par groupe.

Je pars donc avec mon groupe derrière JPy, il va prendre à gauche vers NANCOIS et moi à droite sur le Chemin de Vauxelle. Après un km nous traversons la zone de fouilles archéologiques, nous pouvons y voir les fondations d’anciennes constructions. Une équipe d’archéologues est en plein travail. C’est à cet endroit que va passer la déviation de la N 135. On pouvait déjà, à l’époque où je passais mon permis en voir le tracé dans la presse locale, cela fait donc plus de 50 ans qu’elle aurait dû voir le jour.

La difficulté arrive, deux km de montée pour arriver sur « la Saunière », JP le Finnois et Nicole s’encouragent mutuellement et ils arrivent après 140 m de montée au sommet à 360 mètres. C’est là que nous retrouvons les deux autres groupes qui jusqu’alors se suivaient à distance. Petite pause douceurs et chacun repart en amorçant la descente : un vers la vallée du Malval, les deux autres vers la vallée de l’Ornain. Arrivés sur « les Carrés » nous avons à nouveau une belle vue sur la vallée de l’Ornain. Le ciel devient menaçant et nous recevons les premières gouttes, gouttes inoffensives. Nous traversons la forêt par la descente dans « Herbeval » et nous arrivons au village. A hauteur du lavoir, depuis le pont du Malval, nous pouvons observer le nid d’une Gallinule poule d’eau et ses 4 œufs.

Nous traversons le village dont l’artère principale vient d’être entièrement réaménagée, puis nous rejoignons VELAINES en traversant le lotissement du « Grand Jardin ».

Belle petite marche sans écart de parcours. jpV

 

Prochaine marche à LOISEY samedi 1er mai.  

 

Inscription obligatoire et consultez la feuille d’inscription pour connaitre votre groupe.

 


Photographies présidentielles



Compte-rendu du groupe 3


Velaines le 28 avril 2021 :

Nous partons comme toujours en dernier depuis le fameux pont de Velaines, mais là, ô surprise, un homme m’accompagne, le bon Joël qui n’est venu que pour le dénivelé, fort appréciable pour une marche douce, de 157 m. Et il a marché le bougre, semant tout le monde dans la montée. Quel homme ! Mais commençons par le commencement.

Nous partîmes à droite après le pont, mais décidons d’un commun et unanime accord de prendre la voie de gauche (pour des raisons fort inavouables que je n’expliciterai pas dans ma grande mansuétude). Heureusement il y avait une coursière transversale qui nous le permit.

Et nous nous retrouvâmes derrière le groupe non pas jupitérien mais jpytérien (il faut savoir changer parfois, trop d’habitude entraînant le désintérêt. Et vous pouvez voter pour votre préférence entre jpyesque et jpytérien, j’avoue que le second terme a plus de force et de prestance ...)

Nous arrivons bientôt à Nançois, bien aidés par la locale de l’étape, passons devant la maison paternelle d’icelle puis devant le sympathique lavoir où beaucoup de mains féminines ont naguère posé le pied, sortons de la ville et entamons une montée que Joël, comme dit plus haut, avala avec panache.

Et c’est peu après le sommet qu’un regroupement se fît. Certains burent d’autres se sustentèrent, parfois se goinfrèrent mais personne ne but la fameuse prunelle présidentielle, par la force des choses, car il n’y en eut point… Notre président avait-il tout bu ?

Nous repartîmes, descendîmes, devisant en marchant et marchant en devisant, appréciant la pluie qui revenait doucement clapoter sur les crânes dégarnis des hommes, jusqu’à une zone en grillagée derrière laquelle s’affairaient quelques personnages haut en couleur qui creusaient piscines à grenouilles et autres buvettes à chevreuils. (Jpy a une autre explication dont il vous fera certainement part dans son compte rendu exhaustif.

Nous rejoignons bientôt le pont, objet d’un troc à 144 € entre président et Vidusien, et nous nous quittons (snif) jusqu’à la prochaine marche.

Notre président n’avait pas de prunelle mais un bon bourgogne aligoté dont il nous abreuva avec MF. Dominique

 

 


Clichés de Dominique



Compte-rendu du groupe 2


On s’est déverrouillé, les jambes comme ceci ou cela d’ailleurs :

 

Nous traversons l’Ornain à pied sec, en empruntant le pont qui nous mène rue de la Petite Velaines, ancien village ... Nous parcourons les rues du lotissement, puis longeons le terrain de jeux et rejoignons le Grand Chemin de Velaines sur le ban de Nançois. Par la promenade de la Madone nous arrivons à la Grande Rue refaite (enfin) à neuf, même si nous ne sommes que cinq.

Au lieu-dit « le Bout du Village » nous posons pour la sempiternelle foto de famille sur un banc tout neuf (mais nous serons que quatre assis, où est passé le cinquième ?). Les filles jouent à se faire peur sur le barrage du lavoir du ruisseau le Malval.

Depuis la D136, nous tournons dans le chemin de Herbevalle (dixit le cadastre). Nous montons et  montons encore dans les bois privés de Herbevalle et des Pôles et nous sortons de l‘espace forestier au lieu-dit « la Croix des Bouchons ».

Nous montons encore un peu vers les bois « Au-dessus du Ralhier de Malval ». Ensuite nous longeons la lisière du bois de Malval, mais sur le ban de Velaines au lieu-dit « la Saunière ».

C’est au PK 4,0 que nous effectuons la jonction avec le groupe présidentiel. Après quelques échanges de douceurs nous reprenons notre périple, avec toujours le groupe de Dominique derrière nos basques (Ouaff ! Ouaff ! - rires).

Nous marchons sur le chemin de Vauxelle qui borde les lieux : « les Carrés », « les Courbes », « Mérouvin », « Pain Blanc », « la Gouvernante » et « l’Abreuvoir ».

Au PK 6,30 - « les Terres Noires » nous faisons un arrêt derrière une clôture délimitant des fouilles archéologiques préventives, réalisées par l’INRAP sur quatre hectares. Nous interpellons deux femmes pour connaître la datation de leurs découvertes.

Une charmante archéologue se déplace et nous apprend que les vestiges d’un habitat protohistorique (-2 600 à -500 ans av JC) sont constitués de maison à poteaux.

Elle nous montre (près de la clôture) un tracé en peinture rouge, non fouillé, sur l’emplacement d’un poteau. Le centre plus foncé est constitué de la décomposition de celui-ci, et le pourtour, plus clair,  la fouille réalisée pour la plantation du poteau.

Elle se déplace au bord d’une excavation (réalisée à la pelleteuse) et nous montre la coupe stratifiée de l’emplacement d’un poteau voisin. Sur notre demande de renseignement sur une zone de cailloux affleurant (nettoyée manuellement), elle nous indique que c'est l’emplacement d’un habitat romain ou moyenâgeux ?

La campagne de fouilles se terminera le 16 juillet, mais avec pincement au cœur pour tout ce qui ne pourra pas être fouillé complètement.

Ils sont une douzaine à s’activer sur l’emplacement du PS6 (Passage Supérier n°6 - Cf. texte joint).

Nous pouvons apercevoir, à 500 mètres un autre chantier situé à « Châtillon ».

Nous arriverons sur les rives de l’Ornain, quelques secondes avant le groupe 3 (qui nous a rejoint au chantier de fouilles) et sous les premières gouttes en avance d’une heure .... jpy.

 

On s’est déverrouillé les méninges comme ceci ou cela d’ailleurs :

 

Merci à cette archéologue de l’Inrap de Metz, de nous avoir renseigné sur les travaux en cours, sur les quatre hectares en cours de fouilles archéologiques préventives, autour du passage supérieur (PS6) du chantier de la déviation de Velaines de la RN135.

 

Elle nous indique très sympathiquement qu’elle (avec une douzaine de archéologues) fouille les vestiges d’un habitat protohistorique sur poteaux (environ -2200 à -500 av JC).

À l’extrémité amont du site, les zones dégagées de pierraille, sont de l’époque romaine ou moyenâgeuse.

Les clôtures sont implantées pour interdire l’accès aux grands animaux et les filets pour les batraciens.

Elle nous montre et explique les traces superficielles de l’emplacement des poteaux, ainsi que la coupe sur un poteau. Sur cette excavation elle nous montre le volume du terrassement effectué pour la pose du poteau et l’emplacement de celui-ci. Le poteau en se décomposant a teinté la terre.

Je pense que nous serions restés plus longtemps, mais nous ne sommes plus en activité, donc place à la recherche.

 

La protohistoire est la science qui regroupe l'ensemble des connaissances sur les peuples sans écriture contemporains des premières civilisations historiques. Pour l'Europe, elle concerne principalement les deux millénaires précédant l'ère chrétienne et correspond aux classiques âges des métaux : Chalcolithique, ou âge du cuivre, âge du bronze et âge du fer. L'époque qu'elle couvre succède à la préhistoire au sens strict, qui rassemble le Paléolithique, le Mésolithique et le Néolithique. La protohistoire n'est pas une simple époque de transition entre la préhistoire et l'histoire, mais une phase originale de l'évolution humaine qui voit en particulier la découverte et le développement de la métallurgie : cuivre, bronze et fer. Une mosaïque de civilisations encore largement de type pastoral marque ces deux millénaires. Des aspects originaux s'y révèlent qui concerne aussi bien l'économie (trafic des minerais et objets manufacturés) et la religion (culte solaire, incinération des morts) que la vie artistique, avec une bijouterie de qualité, un art rupestre remarquable et, pour la période terminale, une statuaire et une numismatique où l'imagination se donne libre cours.

 

Le poteau faîtier et la ferme dans l’architecture protohistorique :

Mythes ou réalités ?

Questions autour des constructions à poteaux axiaux.

 

Dans l’architecture protohistorique à poteaux plantés, il a toujours été considéré que la ferme ne pouvait exister avant l’époque gallo-romaine et que les constructions à poteaux axiaux correspondaient à des structures à poteaux faîtiers. Toutefois, en prenant en compte l’historiographie, le contexte dans lequel ces idées ont émergé, et surtout en confrontant ces théories aux réalités du levage, aux comparaisons avec les charpentes existantes, à l’ethnoarchéologie*, à un autre mode de lecture des plans au sol et à l’analyse du fonctionnement mécanique des charpentes, il s’avère que les structures à chevrons-formant-fermes ont très vraisemblablement existé durant la Protohistoire, et même dès le Néolithique, et que les poteaux centraux pour les bâtiments de moyenne et grande portée n’étaient pas nécessairement des poteaux faîtiers mais vraisemblablement existé durant la Protohistoire, plutôt des éléments de soutien de plancher.

 

L’architecture protohistorique en bois présente une relative diversité de constructions à poteaux plantés tant dans le plan qui peut être quadrangulaire, ovalaire ou circulaire, que dans les dimensions, avec quelques particularismes régionaux.

Pour les bâtiments de plan quadrangulaire, on distingue généralement trois types (fig. 1) : les bâtiments à une nef parmi lesquels on insère les constructions à paroi rejetée, ceux à deux nefs pourvus d’une file de poteaux axiaux (fig. 2) et ceux à trois nefs au plan basilical de type Hallenhaus **.

 

La restitution de leurs charpentes de comble semble faire consensus auprès de tous les protohistoriens qui considèrent que les chevrons sont systématiquement portés par des pannes faîtières et des sablières mais qu’en aucun cas des couples de chevrons ne peuvent être raidis par un entrait ou un entrait retroussé pour constituer des fermes indépendantes des poteaux porteurs.

Dans ce cadre architectural, les constructions à deux nefs sont restituées avec des poteaux axiaux montants de fond jusqu’au faîte pour porter une panne faîtière (fig. 1-2, fig. 3).

Les chevrons sont raidis exclusivement en tête par le faîtage et en pied par les cloisons, ouvrant ainsi le comble sans niveau de plancher sinon en le faisant reposer sur les cloisons périphériques.

 

* L'ethnoarchéologie est une forme d'archéologie dans laquelle les chercheurs analysent et interprètent les données issues des fouilles archéologiques en s'appuyant sur les pratiques et les productions matérielles de populations traditionnelles actuelles.

 

** Le Hallhaus, en raison de sa référence régionale, est surtout appelé Hall Hall inférieur, est un bâtiment du 13ème au 15ème siècle. Maison à colombages à l'époque de la population paysanne en construction à colombages. Dans une recherche antérieure, il a été désigné comme une maison de Basse-Saxe et est connu sous le terme de ce terme. C'est une maison individuelle, dans laquelle la maison et la grange sont regroupées dans une grande maison. 

 

 

Même les bâtiments ne possédant qu’un à deux poteaux internes isolés, parfois très distants entre eux ou bien désaxés (fig. 2-2, 2-3, 2-5) sont restitués avec un faîtage sur poteau montant de fond. L’ensemble de la littérature scientifique, des manuels d’archéologie, des rapports de fouilles comme des restitutions expérimentales considèrent de facto les trous de poteaux axiaux comme le négatif de poteaux faîtiers.

 


foto de jpy ...


... autres ...


... Archéologie préventive

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Commentaires: 6
  • #1

    Dom (jeudi, 29 avril 2021 07:01)

    La marche fut plus longue que prévu, n'est-ce pas président ? Serions nous allés jusqu'à Wiilleroncourt. �
    Pour notre Jpytérien favori, ne pas confondre INRIA et INRA... L'agriculture n'est pas encore un vestige!

  • #2

    Dom (jeudi, 29 avril 2021 07:03)

    En plus ce n'est pas l'INRIA mais l'INRAP...

  • #3

    Framboise (jeudi, 29 avril 2021 07:25)

    Notre webmestre est phénoménal, Jpyteresque.

  • #4

    dom (jeudi, 29 avril 2021 07:26)

    INRIA : Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique.
    INRAP : Institut national de recherches archéologiques préventives
    INRA : Institut national de la recherche agronomique

  • #5

    Framboise (jeudi, 29 avril 2021 12:07)

    il faudrait plutôt écrire "Jpytesque"

  • #6

    Monique PETITJEAN (jeudi, 29 avril 2021 17:05)

    Tome 1 : Blanche-Neige et les sept nains.
    Tome 2 : Dominique et les 5 naines. C’est ainsi que l’accompagnateur nomme ses marcheuses !
    « Tout ce qui est petit est mignon » dirait le dicton : le p’tit Quinquin, le p’tit beurre, le p’tit coin… J’oubliais que notre belle langue française comporte toujours des exceptions à la règle !
    Mais pour information, une naine est une étoile. Notre soleil est une naine jaune.
    Alors oui, soyons des naines qui éclairent et réchauffent les cœurs endurcis !
    N’oublions pas que derrière chaque grand homme se cache une femme de feu.

    Le chat et le soleil poème de Maurice Carême
    Le chat ouvrit les yeux,
    Le soleil y entra.
    Le chat ferma les yeux,
    Le soleil y resta.

    Voilà pourquoi, le soir,
    Quand le chat se réveille,
    J’aperçois dans le noir
    Deux morceaux de soleil.