marche n°769 - samedi 20 mars - Le BOUCHON sur SAULX chêne Paris - Saïgon

en bleu tracé prévu en rouge parcours réel


La Marche des trois Bouchon’s ! :

Beau soleil pour cette marche au départ de la vallée de la Saulx. À la sortie du village, petite montée vers le « Ravin de Brise-Vent ». Une des treize ondulations de terrain de cette rando. « Devant Mafrant » nous virons à gauche vers le « Bois de Sincheron ». Forêt en cours d’exploitation, donc chemins défoncés. Après le PK 4, je continue à suivre les ornières creusées par les engins de débardage. Ce n’était pas le bon chemin, quand je m’en aperçois nous avons raté le chêne « Paris-Saïgon ». Je reprends donc le chemin à l’envers et après 700m nous sommes enfin devant ce chêne vieux de plus de 350 ans où nous faisons la pause. Le groupe de JPy arrive quand nous sommes prêts à redémarrer, nous leur laissons la table de pique-nique.

Nous continuons à prendre le chemin à l’envers (nous ne voulons pas retourner sur nos pas, ce qui aurait fait une rallonge de 1 400 m.). J’ai recalculé un nouvel itinéraire qui doit faire à peu près la même longueur (à l’arrivée nous aurons fait 200m de plus). Nous suivons la ligne haute tension jusqu’à la clairière « le Petit Val ». Le chemin a disparu et nous longeons son ancien tracé jusqu’à l’ancienne ferme. Au passage nous avons débusqué trois sangliers, à première vue, ils devaient approcher les 80kg.

Nous retrouvons notre itinéraire un peu plus loin. C’est sur un bon chemin que nous parcourons les 4 derniers km. Encore une fois, les deux groupes sont synchronisés, nous arrivons ensemble au village.

Belle rando avec un parcours inédit et de l’improvisation. jpV

 

Prochaine marche à APREMONT-LA-FORÊT, mercredi 24 mars.

 

Inscription obligatoire et consultez la feuille d’inscription pour connaitre votre groupe.

 


Photographies présidentielles



Compte-rendu du groupe n°2

en bleu tracé prévu en rouge parcours réel


 

Notre groupe part un peu en retard, car j’étais parti photographier une croix de chemin avec un Saint-Nicolas (cf. foto). Nous suivons de loin le groupe présidentiel, que nous perdons de vue après l’ancien pont de l’ancienne voie ferrée « Ancerville-Guë à Naix-Ménaucourt ».

 

C’est par les chemins de Juvigny et de Brauvillers que nous montons vers les bois privés de Céhua et de Maulomone. Vers le PK 2, au lieu-dit « Charcuite » nous apercevons 5 chevreuils qui fuient, dérangés par le groupe présidentiel. Nous traversons deux bois privés gérés par le « Code de Bonnes Pratiques Sylvicoles » (CBPS.53) et certifiés par le « Programme Européens des Forêts Certifiées » (PEFC). Au PK 3,3 - lieu-dit « la Hotte », nous traversons le layon de la ligne 63Kv (Bettancourt à Houdelaincourt) et entrons dans la forêt communale de Dammarie sur Saulx.

 

Au PK 4,15 nous empruntons le goudron de la D129, et selon la cartographie Carmen (ONF) nous devons tourner dans la ligne entre les parcelles 19/20. Mais pour cause de modification de la numérotation de celles-ci, nous prenons en réalité la suivante. Au PK 5,30, nous devions trouver un chemin en face, mais que nenni point de chemin, ni à dextre ni à senestre. Un regard sur la carte, et la décision est prise de rejoindre la route forestière d’accès à la domaniale de « Valtiermont-Jovilliers ».

 

Au PK 5,9 comme Anne, ne voyant pas autre chose que l’herbe qui verdoie, ainsi qu’un couple de femmes et leur Husky sibérien (sais-tu que tu as de beaux yeux ?), nous partons vers Saïgon. C’est à proximité de l’illustre ancêtre le « chêne Paris-Saïgon » que nous rencontrons le groupe présidentiel sur le départ. Nous profiterons de la table de pique-nique, les bancs encore chauds, pour partager « nos gourmandises gourmandes ».

 

Loin des soucis présidentiels, nous continuons par les chemins et routes de la domaniale et du bois de Sincheron vers le Bouchon. Nous découvrons en chemin un certain nombre de dolines, qui sont une forme caractéristique d’érosion des calcaires en contexte karstique (futura-sciences.com). Certaines sont sèches d’autres emplies d’eau de pluie.

 

À la sortie du bois, c’est par le chemin du « Petit Val » que nous arrivons au « Ravin de Brise-Vent » (PK 9,90) et empruntons sur 550m l’ancienne plateforme de la voie ferrée. Nous montons ensuite par le chemin de Jovilliers vers le lieu-dit « l’Orme » où nous quittons les terres de Ménil-sur-Saulx.

 

C’est au PK 11,25, que nous rencontrons le groupe présidentiel. Nous ferons route commune jusqu’à l’église Saint-Èvre du lieu. Belle marche dans des massifs forestiers inconnus très agréables à parcourir. jpy.

 


La voie ferrée "Ancerville - Ménaucourt"

 

Chronologie :

 

12 juin 1878 : Concession de la ligne d'Ancerville-Güe à Naix-Menaucourt et de l'embranchement vers les carrières d'Aulnois à la compagnie de Naix-Menaucourt à Guë-Ancerville ;

 

14 juillet 1879 : Déclaration d'utilité publique de la ligne d'Ancerville-Güe à Naix-Menaucourt et de l'embranchement vers les carrières d'Aulnois ;

 

1er février 1882 : Ouverture du tronçon d'Ancerville-Güe à Savonnières et aux carrières d'Aulnois ;

 

1er décembre 1882 : Ouverture du tronçon de Savonnières à Dammarie (gare) ;

 

1er mars 1885 : Ouverture du tronçon de Dammarie (gare) à Naix-Menaucourt ;

 

9 juillet 1888 : La compagnie de Naix-Menaucourt à Güe-Ancerville est déclarée en faillite ;

 

14 juin 1893 : Agrément de la compagnie de Güe à Menaucourt en substitution de la compagnie de Naix-Menaucourt à Güe-Ancerville ;

 

20 août 1908 : Concession de l'embranchement vers Montiers-sur-Saulx à la compagnie de Güe à Menaucourt ;

 

7 avril 1909 : Déclaration d'utilité publique de l'embranchement vers Montiers-sur-Saulx ;

 

1er octobre 1912 : Ouverture de l'embranchement vers Montiers-sur-Saulx ;

 

1930 : Reprise par la compagnie des chemins de fer secondaires du Nord-Est ;

 

1er octobre 1932 : Fermeture de la ligne au service voyageurs ;

 

1937 : Fermeture à tout trafic de l'embranchement vers Montiers-sur-Saulx ;

 

1944 : Fermeture à tout trafic du tronçon de Dammarie à Naix-Menaucourt ;

 

1er janvier 1970 : Fermeture à tout trafic du tronçon d'Ancerville-Güe à Dammarie sur Saulx ;

 

Historique :

 

Petite ligne d'intérêt local interdépartementale, concédée à une compagnie, dite « de Naix-Menaucourt à Güe-Ancerville », qui se révélera éphémère, la ligne reliant ces deux gares, situées pour l'une sur l'importante transversale reliant la gare de Blesme - Haussignémont à celle de Chaumont, l'autre sur une transversale davantage stratégique reliant la gare de Nançois-Tronville à celle de Neufchâteau via Gondrecourt-le-Château, a pour objectif essentiel de desservir les industries métallurgiques et les carrières du territoire traversé, comme en témoigne la chronologie des dates d'ouverture de la ligne, qui voit s'ouvrir en premier le tronçon desservant, via un embranchement industriel, les carrières d'Aulnois-en-Perthois.

 

Si la compagnie initiale honore la concession qui lui a été attribuée en achevant la construction et en mettant en service la ligne dans son intégralité, cela ne se fait pas sans compromettre gravement ses finances, qui ne peuvent supporter les handicaps qui pèsent sur une ligne à la desserte complexe, en raison des multiples embranchements à desservir — y compris ceux des ports de Güe et de Naix —, de la faible valeur ajoutée des marchandises transportées et de la faible longueur de la ligne, enserrée dans le réseau de la toute-puissante Compagnie de l'Est. Aussi la première compagnie est-elle déclarée en faillite dès 1888, et il faut attendre l'agrément d'une compagnie de substitution, dont la raison sociale inverse les deux terminus de la ligne, pour voir un retour à la normale. La nouvelle compagnie, dite « de Güe à Menaucourt », ouvre même un nouvel embranchement, destiné à desservir le chef-lieu de canton qu'est Montiers-sur-Saulx.

 

Toutefois, comme pour beaucoup de compagnies de chemin de fer d'intérêt local, la Compagnie de Güe à Menaucourt voit ses comptes être compromis par la Première Guerre mondiale, qui va nuire gravement à son exploitation en raison tant de la proximité des combats que de la mobilisation de son personnel, puis par l'entre-deux-guerres et la concurrence routière qui s'affirme.

Si l'embranchement de Montiers-sur-Saulx est le premier à disparaître, victime de l'absence d'industrie lourde sur son tracé, la partie est de la ligne bénéficie d'un sursis accordé par l'occupant jusqu'en 1944, qui a besoin de la ligne, et seule la partie ouest survivra à la guerre, exploitée par la Compagnie des chemins de fer secondaires depuis 1930, qui, par le jeu des fusions successives, se retrouvera dans le giron de la CFTA  jusqu'à sa fermeture, en 1970. (Wikipédia)

 


Clichés de Martine


foto de jpy ...


... autres

Écrire commentaire

Commentaires: 0