marche n°739 - mercredi 21 octobre 2020 - VILLERS le SEC la Grande Fertéé


On s’est déverrouillé, sous le soleil et la douceur, les jambes comme ceci :

 

Nous partons vers « le Moulin » (à vent) où nous empruntons l’ancien tracé de la voie ferrée « Ancerville-Güé Naix-Menaucourt » (cf. blog), qui passe dans des champs de céréales, tantôt en « des blés » et tantôt en « rang blés » (rires). Joli cheminement sans trop de pente, dans la « la Grande Ferté ».

Au PK 2,35, nous empruntons la ligne 94/95 de la forêt domaniale de Ligny. La parcelle 95 est parsemée de douglas de belle venue, dont un avait une circonférence de 3,40m, soit 1,10m de diamètre.

Nous traversons la D5, après un groupir photo et continuons tout droit, ligne avec des ondulations, jusqu’à la D111, que nous empruntons sur 300m. C’est au PK 4,1 que nous faisons une longue pause gourmande et détente. Yannie cherche toujours des champignons...

Arrêt au PK 4,6, pour retrouver la signification du terme les « Roises », puis un autre groupir dans « la Tranchée de l’Allée Robert », avec une pensée pour Serge. Nous quittons la forêt entre « Rouju » et « le Brousselot », pour un dernier arrêt sous un poirier, et un « ramassage » en règle des fruits, « dieu qu’ils sont bons ».

Nous pénétrons dans le village par la rue de la Sente du Chêne et sa réserve d’eau poissonneuse.

Un arrêt à l’église Sainte-Libaire, ouverte, et quel bonheur, un magnifique « St-Nic » !

Je n’évoquerais pas les superlatifs, pour décrire la beauté de cette marche et la chaleur ambiante, ni la convivialité, je laisse cela aux participantes & aux participants ... jpy

Nota : pas besoin de groupe de six (cf. arrêté préfectoral n°25 du 20/10, joint au blog.

 

RdV samedi 21 octobre, à 14h00 à Naives-en-Blois avec jpy, le rdv est route de Braux, au 1er chemin à gauche (Cf. plan).

Météo : légères éclaircies vers 15h-16h, 14° pas de pluie !

 


Photographies du finnois Jean-Pierre


foto de jpy ...


... autre foto ...


et des choses de culte !!!


La ligne de Güe à Menaucourt est une ancienne ligne de chemin de fer d'intérêt local à voie normale du département de la Meuse, ayant deux incursions dans le département voisin de la Haute-Marne, desservant une région de la Meuse riche en carrières et en industrie métallurgique.

- 12 juin 1878 : Concession de la ligne d'Ancerville-Güe à Naix-Menaucourt et de l'embranchement vers les carrières d'Aulnois à la compagnie de Naix-Menaucourt à Guë-Ancerville

- 14 juillet 1879 : Déclaration d'utilité publique de la ligne d'Ancerville-Güe à Naix-Menaucourt et de l'embranchement vers les carrières d'Aulnois

- 1er février 1882 : Ouverture du tronçon d'Ancerville-Güe à Savonnières et aux carrières d'Aulnois

- 1er décembre 1882 : Ouverture du tronçon de Savonnières à Dammarie (gare)

- 1er mars 1885 : Ouverture du tronçon de Dammarie (gare) à Naix-Menaucourt

- 9 juillet 1888 : La compagnie de Naix-Menaucourt à Güe-Ancerville est déclarée en faillite

- 14 juin 1893 : Agrément de la compagnie de Güe à Menaucourt en substitution de la compagnie de Naix-Menaucourt à Güe-Ancerville

- 20 août 1908 : Concession de l'embranchement vers Montiers-sur-Saulx à la compagnie de Güe à Menaucourt

- 7 avril 1909 : Déclaration d'utilité publique de l'embranchement vers Montiers-sur-Saulx

- 1er octobre 1912 : Ouverture de l'embranchement vers Montiers-sur-Saulx

- 1930 : Reprise par la compagnie des chemins de fer secondaires du Nord-Est

- 1er octobre 1932 : Fermeture de la ligne au service voyageurs

- 1937 : Fermeture à tout trafic de l'embranchement vers Montiers-sur-Saulx

- 1944 : Fermeture à tout trafic du tronçon de Dammarie à Naix-Menaucourt

- 1er janvier 1970 : Fermeture à tout trafic du tronçon d'Ancerville-Güe à Dammarie

 

Petite ligne d'intérêt local interdépartementale, concédée à une compagnie, dite « de Naix-Menaucourt à Güe-Ancerville », qui se révélera éphémère, la ligne reliant ces deux gares, situées pour l'une sur l'importante transversale reliant la gare de Blesme - Haussignémont à celle de Chaumont, l'autre sur une transversale davantage stratégique reliant la gare de Nançois-Tronville à celle de Neufchâteau via Gondrecourt-le-Château, a pour objectif essentiel de desservir les industries métallurgiques et les carrières du territoire traversé, comme en témoigne la chronologie des dates d'ouverture de la ligne, qui voit s'ouvrir en premier le tronçon desservant, via un embranchement industriel, les carrières d'Aulnois-en-Perthois.

Si la compagnie initiale honore la concession qui lui a été attribuée en achevant la construction et en mettant en service la ligne dans son intégralité, cela ne se fait pas sans compromettre gravement ses finances, qui ne peuvent supporter les handicaps qui pèsent sur une ligne à la desserte complexe, en raison des multiples embranchements à desservir — y compris ceux des ports de Güe et de Naix —, de la faible valeur ajoutée des marchandises transportées et de la faible longueur de la ligne, enserrée dans le réseau de la toute-puissante Compagnie de l'Est. Aussi la première compagnie est-elle déclarée en faillite dès 1888, et il faut attendre l'agrément d'une compagnie de substitution, dont la raison sociale inverse les deux terminus de la ligne, pour voir un retour à la normale. La nouvelle compagnie, dite « de Güe à Menaucourt », ouvre même un nouvel embranchement, destiné à desservir le chef-lieu de canton qu'est Montiers-sur-Saulx.

Toutefois, comme pour beaucoup de compagnies de chemin de fer d'intérêt local, la Compagnie de Güe à Menaucourt voit ses comptes être compromis par la Première Guerre mondiale, qui va nuire gravement à son exploitation en raison tant de la proximité des combats que de la mobilisation de son personnel, puis par l'entre-deux-guerres et la concurrence routière qui s'affirme. Si l'embranchement de Montiers-sur-Saulx est le premier à disparaître, victime de l'absence d'industrie lourde sur son tracé, la partie est de la ligne bénéficie d'un sursis accordé par l'occupant jusqu'en 1944, qui a besoin de la ligne, et seule la partie ouest survivra à la guerre, exploitée par la Compagnie des chemins de fer secondaires depuis 1930, qui, par le jeu des fusions successives, se retrouvera dans le giron de la CFTA1 jusqu'à sa fermeture, en 1970.

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