marche n°735 - mercredi 7 octobre 2020 - LIGNY en BARROIS Un petit tour en ville


On s’est déverrouillé, pas qu’au sec, les jambes comme ceci :

 

Pas de pluie pendant le rassemblement sur le parking de la pharmacie, mais aussitôt le boulevard Poincaré, la première averse pointe son nez et ce ne fut pas la dernière. Au PK 0,45, appel téléphonique des Mangenot : « ils sont sur la place de l’église ! », ils nous rejoindront au PK 1,20 le long du canal. Nous contournons la halte fluviale en eau (entre les écluses n°22 & 23) pour laisser le remorqueur « Aquabus » à flot (pas Evobus). Nous longeons la voie verte le long du canal (presque à sec, mais pas nous), jusqu’à l’écluse n°24 de Maulan. Un petit groupir à l’abri d’un noyer (c’est ridicule lorsqu’il pleut !). Nous retournons vers Ligny par le chemin « Sous la Bannière », sous la pluie par vent arrière. Au PK 3,57 nous faisons la pause sous le pont de la N4 à l’abri, mais dans les courants d’airs. Bientôt les « culottes de gendarmes » annoncent la fin des averses, et c’est sous un régime d’éclaircies que nous passons devant la maison de retraite, l’asile St-Charles et que certains pénètrent dans l’église Notre-Dame des Vertus. Puis nous empruntons les rues : de la Rose Epurée (voir légende), du Tripot (sans âge), Bontemps (enfin revenu), Notre-Dame des Fossés (et sa chapelle), de l’Abattoir (et la tour Valéran), du Luxembourg et de Strasbourg. Nous allons sur le pont, voir l’Ornain, puis nous entrons dans le parc des Luxembourg, où selon la légende, se baigne la fée « Mélusine » (l’usine de lunettes ?). Nous passons les vestiges de « la Grande Tour » puis devant le monument aux morts, œuvre de Gaston Broquet, puis entre les statues (emballées dans une bâche verte) de « la Chimie » et de « l’Anthropologie » (provenant du palais du Trocadéro) et nous retrouvons nos véhicules. jpy.

 

RdV samedi 10 octobre, à 14h00 -

Laneuville au Rupt (Mairie) et il ne devrait pas pleuvoir !

 

Info habitants :

Ligny = 4 052 (2017) - St-Mihiel = 4 112 (2017) - Commercy = 7 454 (2015)


Peut-être une explication à la rue de la "ROSE EPURÉE" : extrait d'un ouvrage ...

LE BIENHEUREUX PIERRE DE LUXEMBOURG.

 

LE BIENHEUREUX SA VIE, SES OEUVRES SES MIRACLES ET SON CULTE PAR AUGUSTIN CANROIT.

 

Devenu orphelin, il passa avec ses frères el ses soeurs sous la tutelle de Waléran, son frère aîné. Jeanne de Luxembourg, sa tante, comtesse douairière de Saint-Pol en Artois, prit soin de son éducation ; elle le fit élever auprès d'elle par les aumôniers de son château, « qui, en lui apprenant les lettres, lui enseignoient en même temps les principes de la vie chrétienne. Ils eurent la joie de voir en leur disciple un progrès qui leur donna de grandes espérances. Ils ont attesté euxmêmes qu'à peine pouvoit-on remarquer un seul défaut en ce bienheureux enfant, qui n'avoit rien des légèretés et des emportements de son âge. Il était humble, simple, doux, sage, posé, dévot, obéissant ; et comme il avoit déjà de l'amitié pour tout le monde, il se fesoit aussi aymer d'un chacun. »

 

Dès qu'il put connaître Dieu, son esprit et son coeur se portèrent vers cet objet infiniment aimable : il ne cessait d'en parler, et il le faisait avec tant d'ardeur et tant de feu, qu'on l'appelait le petit prédicateur. C'est ainsi que l'Esprit Saint se plaisait à le prévenir de ses grâces et à l'orner des plus belles vertus.

 

Comme le jeune Tobie, il fuyait les amusements de son âge. Ses plus chères délices étaient de distribuer du pain ou de l'argent aux pauvres qui assiégeaient constamment les portes du Château Sa charité ne savait rien refuser; elle le porta quelquefois jusqu'à leur donner les mets destinés à la table de sa tante.

 

Quelques-uns des anciens biographes de notre Bienheureux racontent,à ce sujet,que des viandes qu'il portait clandestinement aux pauvres se changèrent miraculeusement en roses, et il est peu de personnes dans notre pays qui ne sache jusqu'aux moindres circonstances de ce prodige.

 

Cependant bon nombre d'historiens se taisent sur ce point; les dispositions contenues au Procès de Béatification n'en font aucune mention , et les Bollandistes, dans une longue discussion savamment raisonnée, qu'il serait superflu de citer ici et que l'on trouvera dans leur premier volume de juillet (page 487, édition de Venise), les Bollandistes , nous en démontrent, d'une manière péremptoire, l'invraisemblance et le peu d'authenticité.

 

Voici comment le P. Alby, que nous avons eu occasion de citer plusieurs fois déjà, rend compte de l'événement :

 

«Notre Bienheureux, dit-il, avoit sucé la compassion des pauvres avec le lait de sa mère. Ses plus tendres délices étoient de distribuer le pain aux mendiants qui assiégeoient les portes du Château; ses innocents et saints artifices, de picoter sur les reliefs de la table, en la cuisine, en la dépense, et partout où il pensoit attrapper quelque chose pour leur apporter, jusques-là que, ne pouvant souffrir de les voir en attente, il tiroit de la marmite qui étoit sur le feu, la chair qui y cuisoit pour le dîner de ceux de la maison. M. le Comte prit un jour garde à ce déchet, et une autre fois, trouvant à dire à sa table d'une perdrix et de quelques restes de la hure d'un sanglier, il apprit, des officiers auxquels il en faisoit plainte, que c'étoient des effets de la charité de Monsieur son fils envers les pauvres, et qu'il avoit répondu, comme on lui représentoit qu'il leur seroit demandé compte de ce qu'il prenoit, que son père le savoit bien.

 

Ces propos étonnèrent Monsieur le Comte et lui firent dire par admiration : Voici un aumônier d'étrange façon, qui ôte le morceau de la bouche de son père pour le donner aux pauvres. Ensuite il commanda qu'on prit, une autrefois, garde à lui, et qu'on l'en avertit, parce qu'il désiroit de le surprendre en semblable fait. »

 

Peu de jours après, notre jeune aumônier ne manqua point à son accoutumée de faire ses revues à la porte, et y ayant aperçu bonne troupe de ses pensionnaires, il s'achemina à la cuisine à pas dérobés, en bonne dévotion d'enlever tout ce qui serait exposé à sa main et de bonne prise. Il chercha et fureta partout, et enfin n'ayant trouvé rien mieux, il tira, avec une fourchette, la meilleure pièce de chair qui étoit dans le pot, et l'emporta ainsi, sans autre cérémonie, dans le pan de sa robe, qui étoit de toile d'argent pourfilée d'or.

 

« Monsieur le Comte, en étant averti, accourut, et l'abordant à la porte, lui demanda, d'un accent et d'un visage un peu sévères, qu'étoit ce qu'il portoit dans le replis de sa robe. Le saint enfant se trouvant surpris cherchoit quelque défaite, tout coloré d'une innocente pudeur qui lui tendit le visage; mais enfin, se rassurant un peu, il fit cette réponse que Dieu sans doute lui inspira : Qu'il portait des roses. — « C'est bien dit, repart son père, et vous êtes donc un petit menteur? Et vous dites, en outre, que je le sais bien? Et vous en comptez ainsi à mes gens? » — Oui, dà! Monsieur, répliqua le saint enfant tout modestement, jetant une douce et innocente oeillade devers le ciel, j'ai dit que mon père le savoit bien, l'entendant d'un père que j'ai autre que vous, qui est notre Père qui est aux deux, duquel le nom soit béni. »

 

Ces paroles frappèrent Monsieur le Comte au coeur, qui, curieux de voir ce que son fils serroit dans son sein, déployant le pan de sa robe, trouva un prodige admirable, la chair changée en belles roses, quoique ce fût eu temps d'hiver, et la robe nullement souillée d'humidité ni tachée de graisse. Il tint à peu qu'il ne demeurât pâmé d'étonnement à la vue d'une si inopinée merveille. Il prit les roses et les baisa, et, se séparant d'avec son fils sans parler, les porta dans son cabinet pour en faire trésor; mais, peu après, elles ne se trouvèrent plus. Dès lors, il ne fit nul doute que Dieu ne voulût se servir de cet enfant pour en faire un grand Saint et le planter un jour comme un beau soleil dans le ciel de son Église. »

 

Ce récit eut tant de crédit qu'un autre membre de la compagnie de Jésus, le P. Pierre-Juste Sautel, qui avait professé au collège de son ordre à Avignon pendant plusieurs années, le rendit en vers latins, ainsi que les principaux traits de l'humilité du Bienheureux Pierre et les miracles nombreux qui s'opéraient à son tombeau; de plus, la poésie provençale fut, à son tour, mise à réquisition au commencement du dernier siècle, pour en perpétuer le souvenir parmi le peuple. On voit aussi dans l'église paroissiale de SaintDidier, à Avignon, au-dessus de la porte de la sacristie, un tableau de moyenne grandeur peint sur toile dans le goût du XVIIe siècle; deux scènes différentes y sont représentées à la fois : dans le haut, c'est une cuisine au milieu de laquelle est une table chargée de mets et de plats, et le jeune Pierre y saisit une portion de viande; dans le bas est représentée l'entrée du château de Ligny; une famille de mendiants implore la charité du saint enfant qui fait voir à son père les roses qu'il porte dans le pli de sa robe.

 

Une pareille légende, si extraordinaire qu'elle paraisse, a pourtant un fondement ; mais ce n'est pas à la vie de notre Bien heureux qu'il faut la demander. La tradition avignonaise paraît évidemment, à ce sujet, avoir confondu le jeune cardinal avec sainte Roseline la Chartreusine, qui avait été élevée dans notre ville au couvent de Sainte-Claire par sa tante Gérarde de Sabran, abbesse de ce monastère. Belle, comme la fleur dont elle avait le nom. Roseiine se fit remarquer dès sa plus tendre enfance par, sa charité envers les pauvres. C'est dans les plis de sa robe, que les morceaux de pain qu'elle portait à des indigents, se changèrent en roses sous les yeux du comte de Villeneuve, son père, par un miracle insigne de la toute puissance d'en Haut. Le souvenir de ce prodige est conservé dans toutes les Chartreuses par le portrait de la Sainte, et les Bollandistes ont eu soin de le consigner dans leurs Acta Sanclorum.

 

Revenons à notre Bienheureux. Lorsqu'il eut accompli sa sixième année, il alla passer quelque temps à Ligny, et là, comme au château de SaintPol, on put admirer la maturité de son intelligence et l'aimable innocence de son àme.

 

On s'aperçut aisément qu'il commençait déjà :

« à nourrir des desseins vertueux à la gloire de Dieu, au soulagement des pauvres et au salut de son prochain. Il se mit à faire le prédicateur, tâchant d'allumer le feu de dévotion dans le coeur de ses frères. Son zèle se déploya particulièrement sur sa soeur, nommée Jeanne, qui le devançoit en âge d'environ deux ans, laquelle il pressa si beau et si bien, qu'il lui persuada de quitter tous les petits ébats et amusements de jeunesse, pour se consacrer entièrement à Dieu et s'adonner sérieusement à la piété et aux saints exercices de la dévotion... C'estoit un petit paradis que de voir ces deux Anges enfermez dans quelque cabinet, ouvrir la fenestre, jetter les yeux au Ciel et leurs coeurs par les yeux, et parler à Dieu d'un langage que le Saint-Esprit leur avait appris, entrecoupé de doux et sacrez soupirs qui, coup sur coup, leur échappoient. Ils en vinrent mesme jusques là que de se lever souvent à la minuit et s'occuper, deux heures durant, à la prière et à la sainte méditation avec de doux transports qui les entretenoient tout ce temps sans ennuy. »

 

Deuxième édition, revue, corrigée et considérablement augmentée.

Vir cana morum integritate probabilis laude dignus est, si illi ad venerabile mentis imperium puérile corpus obtemperet.

(S. ENNOD. De S. Epiphan, Ticin. Episc.) AVIGNON,

Typographie de BONNET fils, rue Bouquerie, 7. 1866.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5624318z/texteBrut

 


Pierre Barrois 1774 Ligny - 1860 Villiers sur Orge

Fils de Jacques-François Barrois, de Ligny, et de Marguerite Gérard, de Velaines, Pierre Barrois entre au service le 12 août 1793 dans le bataillon des éclaireurs de la Meuse et passe lieutenant le 12 septembre de la même année. Il commande cette unité à la bataille de Wattignies le 15 octobre 1793. Le bataillon de la Meuse, amalgamé avec les chasseurs des Cévennes, devient le 9e régiment d'infanterie légère et combat dans les armées du Nord et de Sambre-et-Meuse à la 9e demi-brigade, sous les ordres de Marceau puis de Hoche. Barrois se trouve aux batailles de Fleurus et de la Roër avant d'être nommé capitaine adjudant-major pendant le second blocus de Mayence.

Son régiment se distingue à la bataille de Marengo et y reçoit le surnom d'« incomparable », que le Premier consul fait inscrire sur son drapeau, tandis que lui-même est fait chevalier de la Légion d'honneur. Il est envoyé en Vendée puis en Italie et est ensuite muté au 96e régiment d'infanterie de ligne. Nommé colonel du 96e de ligne, il se rend au camp de Mont-Cenis sous les ordres du maréchal Ney. Peu après, il est élevé au grade d'officier de la Légion d'honneur et reçoit la croix de commandeur après la bataille d'Austerlitz.

Il participe au procès du duc d'Enghien où il est le seul à voter pour un sursis à son exécution. Le 14 février 1807, Barrois est promu au grade de général de brigade. Ses actions d'éclat se répètent, et après la bataille de Friedland, l'Empereur nomme les généraux Barrois et La Bruyère grands officiers de la Légion d'honneur. Un an après la paix de Tilsitt, sa division se rend en Espagne et se couvre de gloire aux batailles d'Espinosa, Somosierra, Uclès, Medellín, Talavera et Chiclana. Il est nommé général de division le 27 juin 1811.

Il quitte ensuite le commandement de cette division pour se rendre à Vilna, où il arrive après la campagne et il se voit alors confier une division de la Jeune Garde avec laquelle il se trouve à la bataille de Bautzen, aux combats de Reichenbach et de Görlitz et enfin à la bataille de Dresde. Après s'être battu avec courage à Wachau le 16 octobre et à Leipzig, il est chargé, de concert avec la division Roguet, de former l'arrière-garde de l'armée jusqu'au Rhin. Lorsque sa division repasse le fleuve, elle est réduite à 2 500 hommes. Barrois prend part à la campagne de Belgique aux ordres du général Maison et prend une part active à la bataille de Courtrai le 31 mars 1814.

Après l'abdication de l'Empereur, il se retire à la campagne. En mars 1815, il est mis à la tête d'une division de six régiments et commande une division de la Jeune Garde lors des batailles de Ligny et de Waterloo au cours de laquelle il est blessé à l'épaule gauche. Mis en disponibilité le 1er janvier 1825, il reprend du service en 1830 en étant nommé au commandement de la 3e division militaire à Metz. Il prend part en 1831 à la campagne de Belgique à la tête de la 1re division de l'armée du Nord. Il devient par la suite successivement inspecteur général et président du comité de la Guerre.


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