marche n°717 - mercredi 29 juillet 2020 - PIERREFITTE sur AIRE Petite & Grande Jurée


Nous nous sommes remis en jambes comme cela :

 

Agréable petite fraîcheur pour ce départ matinal. Certains (aines) n’ont pas reçu le message. Ils croyaient marcher l’après-midi. Nous quittons le village par la rue des Deux Ponts. Ils franchissent l’Aire et la Moire. Puis nous croisons l’ancienne voie ferrée qui sert à l’occasion de piste d’atterrissage (voir photos de JPy et Dom). Puis c’est la montée vers « la Côte » : courte mais raide et seule difficulté du jour. Après la ‘Vallée Bichet » nous traversons la forêt des « Petite et Grande Jurée ». Forêt majestueuse de conifères (en particulier du Douglas), nous pourrions penser être dans le Morvan. A l’« Ormissé » un chemin, que JPy n’avait pas trouvé lors d’une marche hivernale, n’a pas vu la débrousailleuse depuis des lustres. Nous sortons du bois à « la Pouilleuse » (les poux de bois nous ont malgré tout épargnés). Nous contournons par le sud le village de Longchamp-sur-Aire et nous rejoignons Pierrefitte sur un chemin blanc, soleil de face et brise dans le dos. De retour à la piste d’atterrissage, JPy veut immortaliser cet instant. Encore quelques centaines de mètres et nous retrouvons nos voitures sur la Place de la Mairie.

Je me répète : c’était encore une belle balade.                               jpV 

 

Prochaine marche avec Dominique à LIOUVILLE,

départ à 9 h.00 samedi 1er août.

 


photographies légendées de & par jpV


Photos de fleurs de Dominique


foto jpy


Foto diverses


Pour répondre à l'interrogation sur la voie ferrée passant à Pierrefitte sur Aire

Le Meusien avant la guerre :

Charles Varinot obtient la concession des lignes suivantes, mises en service en 1887 & 1888 (voie métrique à une voie) :

- Bar-le-Duc à Vaubécourt ;

- Rembercourt-aux-Pots à Clermont en Argonne ;

- Beauzée-sur-Aire à Verdun (36km).

 

La voie ferrée métrique, allant de Pierrefitte-sur-Aire à La-Vaux-Marie (Rembercourt-aux-Pots), a fait l'objet d'une concession en 1908 à Charles Varinot. Ce tronçon long de 12km dessert les villages de Longchamps-sur-Aire et de Chaumont-sur-Aire a été mis en service en 1912. 

Cette ligne aurait dû se prolonger jusqu’à Vigneulles-Lès-Hattonchâtel. Les événements en décidèrent autrement. 

 

À la gare de La Vaux-Marie il rejoint la voie de Bar-le-Duc à Verdun. 

 

À l'ouest de Rembercourt, un embranchement dessert Revigny sur Ornain, puis "Aux Merchines" (Lisle-en-Barrois) un embranchement dessert Triaucourt-en-Argonne.

 

A la mort de Charles Varinot en 1891, ce sont ses gendres qui prirent sa succession et créèrent la Compagnie Meusienne de Chemin de Fer avec l’aide de deux amis.

 

Une ligne fut mise en service en juin 1914 : la "ligne de la Woëvre" qui reliait Commercy à Montmédy.

 

En ce qui concerne le tronçon de Pierrefitte-sur-Aire à Loxéville (embranchement à la gare de loxéville), il est probable qu'il ai été réalisé pendant la guerre, en même temps que la gestion du "Meusien" passe à l'armée.

 

Les trains étaient souvent mixtes "voyageurs-marchandises" d’où des manœuvres nombreuses dans toutes les gares pour accrocher ou décrocher les wagons, ce qui abaissait considérablement la vitesse commerciale des convois (12 km/h environ). Outre des voyageurs transportés dans des conditions spartiates (pas de toilettes, banquettes en bois, éclairage insuffisant, chauffage inexistant remplacé par des chaufferettes), le gros des revenus de la Compagnie étaient le fruit du fret des marchandises, matériaux pondéreux, produits finis.

 

Le Meusien pendant la guerre :

Les deux grandes lignes de chemin de fer qui transitent par Verdun, aucune n'est en état de fonctionner normalement. La ligne n° 19 qui longe la vallée de la Meuse est coupée par le saillant de Saint-Mihiel tandis que la ligne n° 5 (Châlons à Conflans-Jarny) est sous le feu de l'ennemi.

 

A la disposition du commandement français ne reste que la ligne d'intérêt local à voie métrique et un chemin malaisé qui joint Bar-le-Duc à Verdun, pivot de la défense française dans le secteur.

Le Grand Quartier Général s'alarme de cette situation et décide de réquisitionner le réseau meusien dès le 1er décembre 1914.

 

L'année 1915 sera donc consacrée à l'amélioration des lignes menant vers l'Argonne et Verdun par le 5ème Régiment du Génie. La 10ème section de Chemin de Fer de Campagne est chargée de son exploitation.

 

Un énorme chantier se développe alors qui permet de doubler les voies entre Rembercourt-aux-Pots et Beauzée-sur-Aire, de construire un embranchement depuis les Souhesmes (Pampaville) jusqu'à Dugny, au sud de Verdun.

 

A partir de fin juin 1916, une nouvelle ligne, à voie normale celle-là, vint soulager le travail de la route et du Meusien. Cette ligne courait de Nettancourt/Sommeilles, sur la ligne Saint-Dizier/Vouziers (n° 6), à Dugny et permettait d'acheminer les wagons des grands réseaux sans procéder à un transbordement du fret.

Cette ligne baptisée la "6bis" construite entre le 23 février et fin juin 1916, pouvait assurer l'acheminement de 3 fois plus de fret que la "Voie Sacrée" et 10 fois plus que le Varinot. Elle permit au Général Joffre de récupérer les camions de son volant de commandement pour les employer lors de l'attaque franco-britannique du 1er juillet 1916 sur la Somme. On y adjoignit deux bretelles, l'une se dirigeant vers Clermont-en-Argonne, l'autre reliant Souilly/Osches à Rampont sur la ligne n°5. Cette dernière permettait, en outre, d'amener à pied d'œuvre plus commodément l'artillerie lourde de l'A.L.V.F. (Artillerie Lourde sur Voie Ferrée)

 

Le Meusien après la guerre :

Dès 1927, les lignes arrêtèrent tout trafic ou n'assurèrent plus que le transport du fret, malgré l'acharnement du Conseil Général à défendre son réseau.

Mais en 1936, le couperet tomba ! Toutes les lignes furent fermées à tout trafic. Ou vit encore, ici ou là, en particulier sur la ligne de la Woëvre, quelques circulations pour des besoins particuliers jusqu'au 20 juin 1938. Ensuite, plus rien ! La liquidation des biens du réseau meusien n'était pas terminée quand survint la seconde Guerre Mondiale en 1939.

Il fallut attendre 1946 pour voir le déclassement complet du réseau ...

Entre temps, les Allemands s'étaient servis en récupérant les rails à destination de la Russie ou des côtes de la Manche pour construire le Mur de l'Atlantique.

 

jpy d'après un document rédigé par Jean Boucheré

 Pièces jointes :

Chaix (internet)

Extraits de tracés jpy

 

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