marche n°683 - mercredi 19 février 2020 - DAGONVILLE en douceur


Nous nous sommes doucement dérouillés les jambes comme cela :

 

À 14 heures sonnantes nous sommes sur le départ. Nous partons sur la route de Lignières sur Aire, et à hauteur du réservoir d’eau, à droite, nous prenons le chemin enherbé. Avant d’arriver sur la D11, Alain nous suggère de longer « le Vachy », petit ruisseau venant du village. Nous sommes obligés de quitter sa rive, le passage est fermé par une clôture de barbelés. Nous traversons le village et à la sortie de ce dernier, nous faisons une petite pause dans le lavoir récemment restauré. Nous montons (légèrement (10%)) par la « Voie de Loisey » jusqu’à « Chanot ». Virage serré à gauche, puis nous prenons le clocher de Dagonville en ligne de mire. Une partie du chemin est rendue boueuse par les sources qui le bordent.          Jean-Pierre

 

RDV samedi 22 février à 14 h.00 à l’église de BANNONCOURT

 


photo-téléphonique de l'ami finnois

Encore une excellente journée et de bonnes conditions météo  pour cette marche douce à Dagonville.

Voici quelques photos, A bientôt,  JP le Finnois 


photos présidentielles


foto de jpy


qqs z'autres clichés

 

Victor Hugo - Les Chants du crépuscule (édités en 1835)

"Hymne"

 

Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie

Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie.

Entre les plus beaux noms leur nom est le plus beau.

Toute gloire près d'eux passe et tombe éphémère ;

Et, comme ferait une mère,

La voix d'un peuple entier les berce en leur tombeau !

 

Gloire à notre France éternelle !

Gloire à ceux qui sont morts pour elle !

Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts !

À ceux qu'enflamme leur exemple,

Qui veulent place dans le temple,

Et qui mourront comme ils sont morts !

 

C'est pour ces morts, dont l'ombre est ici bienvenue,

Que le haut Panthéon élève dans la nue,

Au-dessus de Paris, la ville aux mille tours,

La reine de nos Tyrs et de nos Babylones,

Cette couronne de colonnes

Que le soleil levant redore tous les jours !

 

Gloire à notre France éternelle !

Gloire à ceux qui sont morts pour elle !

Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts !

À ceux qu'enflamme leur exemple,

Qui veulent place dans le temple,

Et qui mourront comme ils sont morts !

 

Ainsi, quand de tels morts sont couchés dans la tombe,

En vain l'oubli, nuit sombre où va tout ce qui tombe,

Passe sur leur sépulcre où nous nous inclinons ;

Chaque jour, pour eux seuls se levant plus fidèle,

La gloire, aube toujours nouvelle,

Fait luire leur mémoire et redore leurs noms !

 

Gloire à notre France éternelle !

Gloire à ceux qui sont morts pour elle !

Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts !

A ceux qu'enflamme leur exemple,

Qui veulent place dans le temple,

Et qui mourront comme ils sont morts !

 

Juillet 1931

 

Les deux premiers vers de cet Hymne, de Victor Hugo, sont souvent gravés sur les monuments aux morts de 14/18, m'ont intrigués, longtemps, bien avant l'internet. Maintenant c'est plus facile. jpy

 

Analyse :

Les Chants du crépuscule sont marqués par l'angoisse. L'inquiétude a pénétré la vie intime du poète : sa passion pour Juliette Drouet lui inspire des pièces d'une sombre ferveur; sa foi religieuse s'est éteinte et il sent en lui « près du besoin de croire, un besoin de nier ».

En outre, la vie politique le déçoit : la monarchie de Juillet n'a pas tenu ses promesses libérales, la censure a été rétablie et l'oppression des esprits devient chaque jour plus forte. Hugo, incertain, tente de sonder l'avenir : l'heure trouble du crépuscule sera-t-elle suivie des ténèbres du désespoir ou de l'aube de l'espérance? 

 

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