marche n°652 - mercredi 21 août 2019 - TOUL la Gothique - les fortifications - la ville millénaire


photo de Marie-France, arrivées à une mauvaise adresse @

... les décors sont de Roger Hart et les légendes de Marie France.



tracé sur la plan de Toul actuel


plan des fortifications de Vauban - 1700


Nous nous sommes déverrouillés les jambes, ainsi :  départ depuis la "Michounette", après une mise en bouche sur l'historique de Tullum et ses fortifications depuis les romains jusqu'à Séré de Rivières. Puis c'est le début de la découverte des fortifications de Vauban qui sont très bien misent en valeur. Puis nous pénétrons dans la ville par la porte Jeanne-d'Arc et c'est un "festival" de maisons du 16è au 18è siècle qui se déroule sous nos yeux. Une visite, non prévue de l'hôtel de "Primodan", permet à certains de se reposer dans la cour de cette belle demeure. Nous visitons la collégiale Saint-Gengoult, puis son magnifique cloître gothique flamboyant. Nous continuons à parcourir la ville vieille, pour enfin pour "enfin" pénétrer dans la Cathédrale St-Etienne et son cloître. Et c'est par la place des 3 Évêchés que nous terminons notre visite "culturelle" de cette, tout compte fait, très surprenante ville épiscopale de Toul. Comme prévu, nous fêterons très dignement la naissance de (Saint) Augustin, très présent ce jour. Jpy 

 

RDV mercredi 28 août à 14h00, église de NANĆOIS, avec Marie-Framboise  

 

les enfants : Alice, Zoé - Maxence, Septime & les ados Déodat et Gauvain.


Toul, baptisée Tullum par ses premiers habitants, devient rapidement siège épiscopal. La vie de l’Evêché et celle de la ville ont été très longtemps étroitement liées, de la fin du 4ème siècle jusqu’à la Révolution Française.

Ville fortifiée à l’époque gallo-romaine, puis au 18ème siècle par Vauban, puis renforcé au 20ème siècle par Séré de Rivière, Toul a toujours connu une présence militaire. Les sièges et les guerres ont d’ailleurs marqué son histoire.

 

Tullum devient la capitale des Leuques (en Belgique supérieure) après le déclin de leur ancienne capitale de Boviolles.

 

Toul est situé au carrefour de deux anciennes voies romaines :

- Lyon - Trèves et Boulogne sur Mer - Strasbourg ;

et de la voie fluviale de la Moselle.

 

Comme les autres villes de Lorraine, Toul dépendant du saint empire romain germanique et ce jusqu'en 1552, où les 3 évêchés, passe sous le contrôle du roi de France, avant d'être définitivement annexée en 1848, en vertu du traité de Westphalie.

 

Dès l'époque romaine la ville est entourée d'une première enceinte, puis d'une seconde plus large au Moyen Age. Elles seront renforcées, après 1552, lorsque la cité épiscopale est occupée par les troupes royales.

 

Suite à la signature du traité de Ryswick (près de La Haye) en 1697, Vauban étudie de nouveaux remparts pour Toul. En effet l'ensemble du système défensif du Nord Est du royaume, face à l'Empire, doit être revu.

Toul remplace, Nancy qui été évacué par les troupes royales.

 

Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban (1633 - 1707), commissaire des fortifications (1678-1703), a travaillé sur 160 fortifications ; sur les 33 enceintes nouvelles, 9 sont des villes crées "ex nihilo" (dont Longwy) et 24 sont des enceintes neuves entourant ou complétant des villes anciennes. Toul est la seule ville lorraine dans ce cas.

 

Le projet de Vauban ne conserve pas les courtines médiévales, mais n'augmente pas les dimensions de la place. Il dessine donc une enceinte régulière de deux kilomètres de périmètre à neuf bastions.

Les travaux commencent en 1700 et s'achèvent en 1722, les finances royales ne suivent pas.

 

Le Bastion du Canal (n°47), a été percé en 1939, pour laisser le passage à la N4. Toujours par mesure d'économies, il n'a pas été construit de mur d'escarpe, qui est resté en terre. En revanche la ville est entourée de douves, alimentées par les eaux de la Moselle et du ruisseau de l'Ingressin.

 

La porte de Moselle (n°33) est une des trois portes prévues à l'origine. Les deux autres sont : la porte de Metz, au Nord et la porte de France, à l'Ouest. Son aspect néo-médiévale actuel date 1883 lorsque la route fut élargie. Par mesure d'économies Vauban a proposé de construire seulement des demi-lunes devant les portes.

 

Le front Saint-Etienne / Moselle (n°46/45), les douves sont très larges comme au temps de Vauban. Au milieu de la courtine, une poterne permet un accès a la tenaille qui a été aménagée après 1870. Au-dessus, les cheminées signalent la présence de casemates construite vers 1880 par Séré de Rivière.

 

La Porte de sortie des eaux, elle abritait le mécanisme de la herse qui pouvait obturer le canal. Le mur du canal est surmonté d'une crête pointue et d'une "dame" pour empêcher le franchissement. Une vanne permet le rejet des eaux des douves dans le canal.

 

Le front Saint-Mansuy / Saint-Etienne (n°45/44) a été remblayé. Un morceau de la courtine a été détruit pour créer un passage pour une voie militaire de 60. Le colonel Péchot, en garnison à Toul, est l'initiateur du chemin de fer militaire en voie de 60 et de 40, sur le modèle Decauville.

 

La porte de Metz (n°32) est construite vers 1710, elle est restée inachevée. C'était la seule porte pourvue d'un pavillon. Au 19ème le commandant de la place logeait ici. De part est d'autre des casemates furent aménagées en 1875 par Séré de Rivière. La demi-lune protégeant la porte a été nivelée en 1953, pour créer un champ de foire. Au mois d'août 2015, un incendie détruisit la charpente de l'ancien commissariat de police. L'accès de la porte est interdit depuis.

 

Le bastion Saint-Léon (n°43) et la contre garde. On traverse le canal de la Marne au Rhin sur un pont casematé, prévu pour deux canons, construit en 1846 et rehaussé en 1877. Ce pont est le dernier vestige de la contre garde en V qui couvrait le Bastion Saint-Michel.

 

Le bastion Saint-Michel (n°42) et le canal de la Marne au Rhin. Vauban était aussi hydraulicien. En 1698, il imagine un canal en la Meuse et la Moselle, en empruntant la vallée de l'Ingressin et le Val de l'Âne. Ce canal fut creusé en 1845.

 

Le canal de l'Ingressin, ce ruisseau prend sa source près de Foug. Il traverse la ville d'Ouest en Est et alimente les douves. A l'origine, l'entrée dans la ville était protégée par une tour carrée avec herse. Le pont-aqueduc qui passe au-dessus du fossé fut construit en 1727. La grande demi-lune protégeant la courtine entre les bastions 42 et 41 date de 1740.

 

Le passage Saint-Charles est une poterne donnant accès à la demi-lune, entre les bastion n°42 et 41.

 

Le bastion de France (n°41) d'où l'on aperçoit les deux demi-lunes à droite celle protégeant la courtine (42/41) et celle face à la porte de France.

 

La porte de France (n°31) à l'image de la porte Moselle a été fortement modifiée au 19ème et a perdu son fronton. Ici la demi-lune subsiste de l'autre côté de la route N4.

 

Le bastion de la Justice (n°49) est en cours de réfection.

 

La porte Jeanne d'Arc coupe en deux le bastion Saint-Evre (n°48). Elle a été percée en 1900, pour faciliter les communications.

 

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Nous entrons dans la ville par la rue Jeanne d'Arc.

A droite est situé le nouveau quartier (République), crée par Vauban lors de la création de la nouvelle enceinte.

 

Rues de Saint-Amand et de la Halle entre ces deux rues est situé la MJC. A cet emplacement, une halle aux blés fut construite sur les entre les ruines de l'église Saint Amand, puis après modification fut créée l'école de filles Jules Ferry.

 

Rue Chanzy, Alfred Chanzy est un général célèbre lors de la guerre de 1870.

 

Rue Gambetta, la "Villa Lorraine", ici était l'ancien "café de la Comédie" qui fut construit sur les ruines du couvent des Cordeliers. Cet immeuble abritait le premier théâtre de Toul. En 1902 l'édifice brûle puis il est racheté en 1903 par un limonadier qui fit construire le bâtiment dans le style de l'école de Nancy. En haut de l'immeuble est située l'étoile des brasseurs.

 

Place Croix en Bourg (place de la fontaine Curel), en 1891 l'entrepreneur louis Curel lègue une somme de 30.000 francs pour l'élaboration d'une fontaine en marbre blanc. Construite par Bohain & Schneeg, les deux bassins sont ornementés de mascarons divins, de crustacés et de coquillages. Elle est surmontée d'une allégorie guerrière de la France.

Nous avons déjà eu l'occasion de voir, lors d'une marche, une fontaine Curel à Saint-Germain sur Meuse.

 

Rue du général Gengoult né et mort à Toul, est un général de la Révolution et de l'Empire (1767-1846).

Au n°16 un bel immeuble, et sous le porche une vue sur la cour et le jardin (étude notariale de maître Catherine de Metz Noblat).

Au n°8 l'ancien hôpital du Saint-Esprit, qui a gardé une partie de son style gothique médiéval. C'était l'hôpital des bourgeois. Il contenait un cimetière et une église.

Au n°6 est situé un hôtel particulier de style renaissance, résidence de la famille "Rarécourt de la Vallée" (vallée e l'Aire) qui pris le nom de "Pimodan" :

 

- Christophe de la Vallée, évêque-comte de Toul (1589-1607), Primat de Lorraine, prince du Saint-Empire. Il fut le dernier évêque-comte de cette ville qui reçut l'investiture impériale (1593)

- Charles Jean de Rarécourt de La Vallée de Pimodan (1730-1803), mousquetaire du roi.

- Charles Louis Honoré de Rarécourt de La Vallée de Pimodan (1763-1845), grand bailli d'épée de Toul, 

- Camille Louis Charles de Rarécourt de La Vallée de Pimodan (1789-1856), capitaine de cavalerie.

- Georges de Rarécourt de la Vallée de Pimodan (1822-1860), chambellan de l'empereur d'Autriche, colonel dans l'armée autrichienne, puis général au service des États pontificaux.

- Gabriel de Rarécourt de La Vallée de Pimodan (1856-1924), poète, historien, et conseiller général de la Haute-Marne.

- Claude de Rarécourt de La Vallée de Pimodan, né le 15 juillet 1859, Saint-Cyr promotion "des Zoulous" 1878-1880, lieutenant-colonel de cavalerie breveté d'État-major, officier de la Légion d'honneur.

- Henri de Rarécourt de La Vallée de Pimodan (1911-1945), capitaine de corvette, résistant, mort en déportation. Chevalier de la Légion d'honneur, Croix de guerre 1939-1945.

- François de Rarécourt de La Vallée de Pimodan, élève de l'École Spéciale Militaire de Saint-Cyr promotion roi Albert1er. Lieutenant-colonel de l'Arme Blindée-Cavalerie, commandant le 8ème Régiment de hussards, mort pour la France en Algérie en 1958.

 

Rue du docteur Denis (Prosper-Sylvain), né à Commercy 1799 mort à Toul 1863, fut médecin en chef et directeur de l'hôpital civil et militaire de Toul. Un buste fut érigé place des chanoines à Commercy. Sculptée par Gaston Broquet, elle fut fondue par les allemands en 1943.

 

Rue des Quatre Fils Aymon.

 

Rue du Pont de Vaux (Vaulx), à l'époque ou l'Ingressin coulait à ciel ouvert quatre ponts permettaient de le franchir. Le nom provient de des caves et granges qui appartenaient à l'abbaye de Vaulx.

 

Place du Couarail lieu de réunion, lors de veillée, nom de ce lieu.

 

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Collégiale Saint-Gengoult.

 

Collégiale est une église confiée à collège de clercs ou chapitre collégial, c'est à dire à un groupe de chanoines, ailleurs qu'au siège épiscopal.

 

Saint Gengoult, il pourrait s'agir d'un noble de l'entourage de Pépin le Bref, possédant des terres dans la région de Langres. Grand chasseur, il était réputé pour son sens de la justice, sa piété et sa grande générosité. Retiré dans son domaine suite à l'infidélité de son épouse, il fut assassiné par l'amant de sa femme. Pour ce martyre, il devint le saint patron des couples en difficulté, il est également celui des veneurs et des fauconniers.

 

De style gothique elle est un condensé de l'art gothique, de ses débuts jusqu'à l'arrivée de la Renaissance. Le chœur est édifié au 13ème siècle, les vitraux sont également de cette époque. Le transept est édifié au 14ème siècle ainsi que la moitié de la nef. Le reste de la nef ainsi que la façade sont de style gothique flamboyant (fin 15ème siècle). Voir la porte datée de 1513 ! (porte dissymétrique du chanoine toulois Jean Pèlerin).

 

Le cloître quant à lui tient sa beauté de l'harmonie entre le gothique flamboyant et l'art de la renaissance du 16ème (construit entre 1510 et 1530). Ont peux admirer les clefs de voûtes des galeries, et les médaillons typiquement renaissance des contreforts. (Cherchez un cœur percé d'une flèche, 3 lièvres, un christ, un crâne ...).

 

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Place du Marché (aux Légumes).

 

Rue Benoît Picart (né à Toul en 1663-1720) est un moine capucin de Saint-Mansuy, considéré comme le père de l'histoire de la Lorraine.

 

Rue de la Petite Boucherie, le tracé de cette rue longe l'ancien rempart gallo-romain du 4ème siècle et démolis au 13ème. Le nom de petite boucherie en opposition à la rue de la Grande Boucherie (actuellement rue des Tanneurs), provient de l'abattoir de moutons, chèvres pour l'un et de gros animaux pour l'autre.

 

Place Croix de Füe au n°8, se trouve une belle maison renaissance, dite maison de l'Apothicaire, datée de 1590.

 

Rue du Pont de Bois (voir rue du Pont de Vaux).

 

Rue (Laurent) Gouvion Saint Cyr, (marquis de Saint Cyr) né à Toul en 1764, est un maréchal d'Empire.

Au n°25, ce bâtiment en partie médiéval est l'ancien Hôtel Dieu, fondé en 971 par l'évêque Saint Gérard. Il abrite le musée d'Art et Histoire.

 

Place Cugnot Poirot, d'après le propriétaire du "Meublé de tourisme ", le mot Cugnot signifierait "cul de sac" (pour l'association Au Pays de Beden, ce serait "Coin" = comme un coin de bois) et Poirot le nom d'un huilier qui habitait ce lieu à la Renaissance.

 

Rue du Général (Maximilien Sébastien) Foy, (1775-1825) est un général d'Empire célèbre dans "l'Armée du Portugal" sous le commandement du maréchal Masséna.

On ignore la fonction du bâtiment médiéval, qui deviendra le lieu de résidence du gouverneur de Toul, lorsque le roi de France Henri II imposa en 1552, une garnison à la cité. Le porche monumental du 18ème est surmonté d'éléments guerriers qui rappelle la fonction de l'édifice.

 

Rue des Moutons, rue se trouvaient autrefois les bergeries de la ville.

 

Rue des Tanneurs, l'Ingressin passait à cet endroit et les tanneries y déversaient leurs déchets.

 

Rue Qui Qu'en Grogne, il y avait, autrefois dans cette rue, une tour appelée Gloriette ou Qui Qu'en Grogne. Cette tour construite par les bourgeois, dominait le palais épiscopal, symbolisant la résistance face à l'évêque de Toul Conrad Probus (52ème évêque de Toul 1272-1296). En effet, les bourgeois qui avaient pris quelques libertés durant la longue vacance du siège épiscopal (neuf ans) après la mort de Gilles de Sorcy, s'opposèrent à la reprise en main de Conrad Probus. Ce dernier devant la détermination des bourgeois, dut même se réfugier dans son château de Liverdun. Au moyen âge, cette expression de Qui Qu'en Grogne, signifiait : Que vienne m'affronter celui que cela dérange !

 

Rue de la Monnaie, dans cette rue existait un atelier où les évêques faisaient frapper des pièces à leur effigie. Elles n'étaient pas très prisées lorsqu'elles avaient cours. Il est vrai que ces pièces ne brillent ni par leur éclat, ni par la finesse de leur frappe et encore moins par leur dimension. Elles sont très recherchées car elles sont rares.

 

Rue (Henri Marie Daniel) de Rigny, amiral né à Toul en 1782. Célèbre pour la victoire contre la marine turco-égyptienne de Navarin en 1827.

 

Le Palais épiscopal (hôtel de Ville), construit en 1740, bien que ravagé par un incendie en 1939, sera restauré suivant les plans d'origines.

 

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La cathédrale Saint-Etienne.

Près de trois siècles seront nécessaire pour édifier cette dame de pierre. Le projet débute en 1221 et s'achève par l'œuvre gothique style flamboyant en 1496 par la façade occidentale.

 

La façade haute de 65m composée de quatre niveaux est encadrée de deux tours octogonales à six niveaux. Presque toutes des 150 statues ont disparu à la Révolution. Le 20 juin 1940, la tour Sud sera partiellement détruite, ainsi que la totalité de la toiture, des cloches et des grands orgues. Ce n'est qu'à partir de 1981 que les restaurations extérieures commencent pour s'achever en 1995.

 

La nef restaurée entre 2001 & 2009, a retrouvé ses couleurs du passé. Le jubé destiné à séparer le chœur canonial du reste des fidèles à disparu.

 

La chapelle Saint-Laurent, avec en bas de l'autel, une cène du 16ème.

 

L'autel Saint-Joseph, du 17ème.

 

La chapelle Saint-Nicolas, du 18ème.

 

La chapelle des évêques, commandée par l'évêque Hector d'Ailly dans les années 1532, est le lieu de sépulture de nombreux évêques. Elle est remarquable par son plafond plat de 9m de portée. Fragile l'ensemble est soutenu par un échafaudage et attends une restauration.

 

Le transept Nord, consacré en 1768, l'autel du Sacré-Cœur fut financé par le roi Stanislas, sa fille Marie Leszczinska et le Dauphin. Le tableau est l'œuvre de Girardet. Le grand vitrail, daté de 1503, a pour sujet principal le couronnement de la Vierge.

 

La croisée du Transept, est remarquable pour ses proportions, il est presque aussi long que la nef (52m) et large de 18m. au centre la tombe de saint Gérard est mise à l'honneur.

 

Le Chœur, marque le début de la construction de la cathédrale en 1221. Il est complété par un beau placage baroque de seize panneaux, exécutés entre 1625 et 1725. Une ouverture permet de découvrir le gisant de Henri de Ville, évêque de Jeanne d'Arc (66ème évêque de Toul).

 

L'autel de Prîmes, le tombeau est celui de Saint Mansuy, premier évêque de Toul (vers 350). Au fond une porte dissymétrique du chanoine toulois Jean Pèlerin, artiste de la renaissance.

Les reliques de saint Mansuy devant une fresque représentant le Christ.

 

Le transept Sud, autel de la Nativité, baroque du 17ème, provient des Carmélites de Pont à Mousson. Vitrail de Balthazar de Galchéo, daté de 1863, dont la scène principale représente la création des reliques de saint Etienne. En partie inférieur quatre évêques de Toul.

 

Le Cloître, construit au 13ème et 14ème siècles, est un des plus grands de France (54m sur 42m). Le cloître et le jardin représentent les 3 mondes : le végétal par les chapiteaux et les consoles des frises, l'animal et l'humain par les gargouilles et le jardin de l'Eden avec "l'eau de vie" et ses allées représentant les quatre affluents : le Tigre, l'Euphrate, le Pishon, le Gihon et le médaillon central représenté par un puit. En levant les yeux vers la croisée du transept, on aperçoit un lanternon, surnommé le "campanile à la Boule d'Or", de 1536 et restauré à l'identique en 1995.  

 

La chapelle Jean Forget, commandée en 1549, ce chanoine et chantre de la cathédrale, pour s'y faire enterrer. La chapelle est une magnifique réalisation de la Renaissance. Elle s'élance de façon octogonale pour finir par un lanternon avec un effet de perspective remarquable.

 

La chapelle sainte Agnès, du 18ème dont le tableau, copie du Dominicain, représente l'assassinat de sainte Agnès.

 

La chapelle des reliques, de style gothique flamboyant du 16ème, accueille un reliquaire du 19ème qui renferme les crânes de saint Gérard, sainte Aprône et d'une compagne de sainte Agnès.

 

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Rue de Liouville,

 

Rue du Murot, à l'angle de cette rue, un pavillon bleu et jaune, il s'agit d'une échoppe qui servi pendant plusieurs décennies de vitrine à la faïencerie Toul-Bellevue.

 

Rue Michâtel, ancienne voie romaine "via Agrippa", est une des rares rues à Toul, qui ont traversé les siècles en conservant le même nom. La rue Michâtel est une de ces rues. Autre particularité, son tracé n’a pas varié depuis l’époque romaine lorsqu’elle partageait en deux parties presque égales le castrum romain. C’est de cette situation géographique qu’étymologiquement elle tire son nom : "mi-châtel : moitié du castrum".

Dans sa partie épargnée par les incendies de 1940, au n°16, un hôtel renaissance présente plusieurs cartouches : 1550, "festina lente" et "fortuna comite", qui respectivement "Hâte-toi" et "Que fortune t'accompagne".

En face l'ancienne Gendarmerie bâtie à l'emplacement du couvent des Bénédictines de l'Adoration Perpétuel du Saint Sacrement, fondé en 1644.

 

Rue du docteur (Gustave) Chapuis, (1851-1920) conseiller général, député, sénateur, maire et conseiller municipal. Il intervint à la chambre des députés en faveur des bouilleurs de cru et surtout pour la construction du chemin de fer départemental de Toul à Thiaucourt.

 

Passage B, un vestige du rempart gallo-romain.

 

Place des Trois Évêchés, dite place Ronde, fut reconstruite en 1952, et devient le nouveau cœur de la ville. Quatre artères en émanent et rejoignent les quatre portes de la fortification.

 

Documents provenant :

- de la Maison du Tourisme de Toul ("la Gothique"- "Cité Millénaire" - "de Vauban à Séré de Rivières") et Parcours en Cathédrale ;

- sur les pas de Vauban en Lorraine et au-delà des frontières - Jean BOUCON éditions Serpenoise ;

- Études touloises : les rues de Toul, par Gérard Howald - etudes-touloises.fr ;

- Wikipédia pour : Jardin de l'Eden - les évêques de Toul - voies romaines ...

- documents personnels.

 

fait et terminé à Vacon le 21 août 2019 à 4h17 jpy


Photographies de la reconnaissance

... par jpy le 20 août, sans soleil


verrières de la Collégiale St Gengoult, au temps du Noir & Blanc puis après


Photographies de la marche

... par Martine


... par Jean-Pierre


... par jpy


Photographies de "Saint" Augustin

... par Martine


... par jpy

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Commentaires: 2
  • #1

    Marie-France (vendredi, 23 août 2019 10:34)

    Toujours exhaustif notre JPy ! Bravo et merci pour ce compte rendu et surtout pour la belle découverte de la promenade des remparts...

  • #2

    Monique PETITJEAN (mardi, 27 août 2019 11:13)

    - Alors Jean-Pierre était prof d'histoire ?
    - Non, Déodat, il lit des revues, se documente, visite les lieux, prend des notes...comme tu peux le faire aussi.
    - Non, ça c'est pas possible !
    La preuve sort de la bouche des enfants : chacun est unique et irremplaçable