marche n°633 - samedi 25 mai 2019 - CORNIĒVILLE vers Boucq


Nous nous sommes dérouillés les jambes et les neurones comme cela :

 

Corniéville est un village rue typique de la Lorraine. Le village-rue consiste en une succession de maisons mitoyennes, le long d’une rue unique souvent appelée grand-rue. Les façades sont généralement d’égales hauteurs et séparées de la route par les usoirs qui forment un espace commun. A l’arrière se présentent les jardins, souvent bordés d’un chemin carrossable, parallèle à la rue principale. Nous commençons notre marche en empruntant ce chemin que nous quittons bientôt. Nous empruntons alors une portion de chemin blanc que nous quittons bientôt pour suivre un sympathique chemin en bordure de forêt qui nous conduit en vue de l’abbaye de Rangéval.

L'abbaye de Rangéval est une abbaye de Prémontrés, fondée au XIIe siècle par Hadwige, femme de Thierry d'Apremont, de l'ordre des Prémontrés. Elle reçut des confirmations pontificales en 1179 et en 1186. L'abbaye s'enorgueillissait de posséder des reliques insignes parmi lesquelles les langes de l'Enfant-Jésus. L'église abbatiale fut démantelée à la Révolution et ses biens furent vendus en 1791, entre autres la chapelle de Jévaux, qui fut démolie. Les bâtiments actuels datent du début du XVIIIe siècle. L'abbaye a été classée monument historique par arrêté du 12 juillet 1965. Le mur d'enceinte parfaitement conservé est d'une hauteur de 3 à 4 mètres. Il est réalisé en gros blocs de pierre taillée dont certaines sont marquées d'une petite croix gravée. Les jardins de l'abbaye comportent un vivier, des roses anciennes et surtout un vaste verger de 200 variétés d'arbres fruitiers. À 500 m au nord-est de l'abbaye, sur la "route des Tuileries", était installée une tuilerie dont il subsiste encore des vestiges de bâtiments et d'une imposante cheminée en pierre. Elle existait déjà en 1760. En 1862, elle fabrique annuellement 800.000 tuiles creuses et 200.000 briques et emploie 23 ouvriers. Les tuiles de Rangéval sont marquées de la lettre "R". Elle a fermé en 1926.

Après l’abbaye, nous grimpons une côte assez longue sur chemin blanc, nous enfonçant dans la forêt domaniale de Rangéval. Nous atteignons le plateau traversant des peuplements issus de régénération naturelle suite à la tempête de 1999. Nous arrivons en vue de Boucq. Jusqu’à la Révolution Boucq dépendait du duché de Bar. En matière religieuse, la seigneurie était tenue en fief par les prémontrés de l'abbaye de Rangéval. Le Château de Boucq est une maison forte édifiée vers 1340, par Jean de Brixey, sur les hauteurs du village, en remplacement d'une ancienne forteresse érigée au milieu du XIIIe siècle par cette même famille.

 

L’affaire du trésor de Boucq : le 15 avril 1997, deux personnes équipées de détecteurs de métaux mettent au jour un vase en argile contenant environ 200 pièces de monnaie portugaises et espagnoles des XVe au XVIIe siècles, frappées à partir de l'or des Incas. Déclaré en mairie, ce trésor est vendu aux enchères, le 12 décembre 2009, à Nancy, pour 153.310€. Les deux découvreurs ont été mis en cause par les services régionaux d'archéologie pour destruction de site archéologique et utilisation de détecteur de métaux. 

Nous empruntons ensuite un chemin en bordure de forêt qui nous fait admirer un paysage sympathique sur la plaine argileuse de la Woëvre avec vue sur la butte de Montsec.

Nous retrouvons la forêt domaniale de Rangéval sitôt arrivés en Meuse et traversons la catena du même nom. La catena de Rangéval est un corridor boisé et écologique, entre le Sud de la plaine de la Woëvre et les côtes de Meuse, faisant transition de deux milieux naturels très dissemblables : la Hêtraie sur les côtes de Meuse calcaires et la Chênaie pédonculée de la plaine argileuse. Les étangs enclavés dans la forêt sont nombreux. Les plus anciens ont été créés au bas Moyen-Âge par les moines. De belles prairies humides ceinturent le massif. La qualité et la diversité des milieux écologiques a conduit à l’inscription en site Natura 2000 : "forêt humide de la Reine et Catena de Rangéval" d’un peu plus de 5.000ha entre la Meuse et la Meurthe et Moselle sous le numéro FR4100189.

L’INPN (Inventaire National du Patrimoine Naturel) décrit ce site comme un vaste massif forestier humide formant, avec ses étangs et ses prairies enclavés ou en lisières, un éco complexe remarquable. Ses forêts alluviales à Orme lisse bordant les ruisseaux et les étangs, ses peuplements classés, ses fonds de vallons, ses prairies humides à hautes herbes offrent une multitude d'habitats pour de nombreuses espèces animales et végétales. Parmi l'important cortège floristique, on peut signaler la présence de La Grande douve dans les queues ou bords des étangs du massif. Le Triton crêté et la Rainette verte trouvent refuge dans les mardelles, les ornières ou les mares des prairies humides. Le Cuivré des marais et le Sphinx de l’Epilobe, deux papillons en voie de disparition dans certains pays d'Europe, fréquentent les prairies humides à hautes herbes en lisière forestière. De nombreuses espèces de chauves-souris, dont le Vespertilion de Bechstein, fréquentent les milieux forestiers et les étangs comme zones de chasse. Plusieurs bâtiments situés à proximité du massif forestier constituent des gîtes pour les chiroptères et notamment pour des colonies de Petit rhinolophe.

Nous retrouvons Corniéville après cette marche effectuée d’un pas de sénateur…     Dominique 


photo de Martine et de Aurore


qqs photo de Dominique

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Commentaires: 8
  • #1

    Jpv (dimanche, 26 mai 2019 09:14)

    Quelle rapidité de rédaction !
    Quelle rapidité pour la mise sur le site !
    Bizarre ! Dominique à marché avec un pas de sénateur

  • #2

    Dom (dimanche, 26 mai 2019 18:16)

    L'orchidée est la Céphalanthère à feuilles en épée

  • #3

    Dom (dimanche, 26 mai 2019 18:54)

    Jpy a peut être oublié les légendes des photos, les voici :

    1 : Céphalanthère à feuilles en épée
    2 : Calvaire Meurthe et Mosellan
    3 : le château de Boucq
    4 : alors Bernard pas encore en marche ?
    5 : qu'ai-je mis dans mon sac ?
    6 : mais que fume Anita ?
    7 : quel beau paysage!
    8 : un autre calvaire Meurthe et Mosellan
    9 : Alain attend Godot
    10 : non, vous êtes 3 pas 2...
    11 : Aurore pose
    12 : Alain aussi
    13 : et Jules compte les km

  • #4

    jpy (dimanche, 26 mai 2019 21:56)

    Les avatars de l'informatik !!!
    j'avais bien copié les légendes de Dominique ... et je ne comprenais pas pourquoi il "insistait" sur les légendes ?
    Je pense qu'une fausse manip à point d'heure du matin, a fait qu'elles ont "disparues"
    Voila la z'erreur (ou la faute)* est réparatée ...
    jpy
    * les géomètres font une grande différence entre les fautes et les erreurs : les fautes sont d'ordre humaine et les erreurs proviennent des appareils, CQFD.

  • #5

    Monique PETITJEAN (lundi, 27 mai 2019 19:18)

    Jules voulait monter, grimper, gravir, ascensionner. Jules avait chaussé ses nouvelles baskets rouges, du 31 ! Les vieilles, les bleues, faisaient trop mal aux pieds.
    Mais voilà que les rouges, elles aussi, entamèrent l’ardeur de notre jeune marcheur. La gourde, vidée dès les premiers virages, calma la soif, pas la douleur. Il se trouva fort las du long chemin. En passant par le bois des lutins aurait-il rencontré un ogre endormi ?
    Jules, s’étant approché de l’Ogre, lui tira doucement ses bottes, et les mit aussitôt. Les bottes étaient fort grandes et fort larges ; mais, comme elles étaient magiques, elles avaient le don de s’agrandir et de se rapetisser selon la jambe de celui qui les chaussait ; de sorte qu’elles se trouvèrent aussi justes à ses pieds et à ses jambes que si elles eussent été faites pour lui. Et c’est ainsi que Jules parcourut sept lieues en une seule enjambée. Parcourez la forêt magique avec ses arbres massifs, ses sous-bois de fougères, la mousse qui recouvre tout, les fées mystérieuses, joyeux farfadets, faunes inquiétants. Promenons-nous dans les bois en trouvant chaussure à son pied !

  • #6

    Monique PETITJEAN (mardi, 28 mai 2019 11:33)

    Venu du latin trahere (tirer), le « train », c’est d’abord l’allure, la façon d’aller. D’où « le train de sénateurs » immortalisé par La Fontaine dans Le lièvre et la Tortue, qui débute par la formule devenue un adage fameux : « Rien ne sert de courir, il faut partir à point. » Fort de sa supériorité évidente en matière de vélocité, le lièvre accepte le défi qu’elle lui lance, et prend tout son temps :

    « Il laisse la tortue
    Aller son train de sénateur.
    Elle part, elle s’évertue,
    Elle se hâte avec lenteur. »
    Alors à chacun son pas, son train, son rythme de sénateur !

  • #7

    Flo (vendredi, 31 mai 2019 08:54)

    Pour mon Petit Jules....mon héros ! grâce à qui l'inspiration est venue jusqu'à Monique.
    Merci à elle pour ce joli conte personnalisé
    Ça va faire un très bon exercice de lecture à mon doudou randonneur !�

  • #8

    dominique (vendredi, 31 mai 2019 23:36)

    N'ascendez pas trop aujourd'hui ...(car après il faut redescendre)

    Dominique