marche n°624 - samedi 30 mars 2019 - STAINVILLE Bois de Girauhan


Avant le départ, une évocation historique, par votre serviteur, sur un des propriétaires du château du lieu, le duc de Choiseul Stainville. Nous partons par la "Rue Grande", passons sur le ruisseau, où les allemands donnèrent "la Saulx" (lol). Nous tournons dans la "Voie de Bar", il doit y avoir une erreur, il faut lire "du Bar". Ensuite à la "Croix de la Côte du Fergot", par un "effet d'avant lundi", une petite montée, qui se termine en queue de poisson d'avril, j'ai "ben riz" comme dit l'oncle. Nous montons néanmoins lentement, mais surement vers "le Bouchon Saint-Maur", par un chemin "goudronné", puis par des ondulations successives, nous pénétrons dans le "bois de Girauhan" (privé). Après la barrière, au PK 4,25, 1ère surprise, pas de chemin, nous "rebroussons" sur 50m, pour trouver un chemin "carrossable", nous menant parallèlement au même endroit. Nous effectuons la pause douceurs, au PK 5,2 dans un endroit, où nous tendent, pas les bras, mais des sièges sous formes de troncs d'arbres fraichement abattus. Après un bon ¼ d'heure, nous reprenons un chemin bien agréable, mais au PK 5,65, 2ème surprise, le chemin existant nous fait réaliser un raccourcissement de 200m, par rapport au tracé prévu par la carte IGN. 3ème surprise, le chemin à droite, n'est pas au bon endroit, nous effectuons un nouveau ½ tour de 50m, pour emprunter le seul et vrai chemin en direction de Lavincourt (certains auraient aimés "Le vin long" !!!). Nous réalisons une pause photo sur le pont enjambant la Saulx, une belle brochette de 19 Randon'aires. Par la rue de Lavaussa, nous gravissons la dernière difficulté du jour, qui nous hisse vers "Les Haies". À la "Côte le Gros" nous avons une vue plongeante sur le "Moulin de Stainville", avant de faire un arrêt le long du mur du cimetière du lieu, que certain visiteront, pour y admirer une tombe "napoléonienne", un monument en forme de colonne, au pied de laquelle est enseveli un curé, et qqs autres monuments intéressants. Le "gros" de la troupe ayant pris de l'avance, ils ne purent voir au 1er étage de l'église, l'ancienne porte, qui donnait accès, par une passerelle, au parc du château de Choiseul. Une bien belle balade.   jpy   

 

RdV mercredi 3 avril à 14h00, à Maxey sur Vaize, près de l'église, pas beaucoup de places ...       


Nota : notre amie Pascale, a chu, au PK 2,5 - "Vallée Julien", à cause d'un câble en acier de de clôture anti sangliers. Les piquets en plastique, à 3 passe-fil, ni le câble, n'ont pas retenu un animal qui venant du champ. Ce faisant le câble cassé trainait au sol, et par un malheureux concours de circonstance, Pascale se retrouva au sol. Juste un peu de vernis de la paume de la main droite, légèrement rayé. Un peu de désinfectant et un Efferalgan, et elle trottait comme un cabri.      

Plus de peur que de mal, Ouf ! 


Petite explication pour les absents mais curieux de l'histoire locale et du royaume de France.

Le château, caché par un mur, situé à Stainville, était celui de la famille des Choiseul Stainville, à ne pas confondre avec l'autre branche de la famille, les "Choiseul-Meuse", marquis de Meuse, comte de Sorcy (Saint-Martin).

Celui qui nous intéresse ce jour est : "Etienne François de Choiseul-Beaupré-Stainville" (28/6/1719 Nancy - 8/5/1785 Amboise), comte, puis duc de "Choiseul-Stainville" (1758).

En 1753, il devient maréchal de camp en Flandre, pour devenir ensuite ambassadeur à Vienne à la cour de l'Empereur d'Autriche François 1er (ex duc de Lorraine François III), jusqu'en 1758. La même année il devient secrétaire d'État aux Affaires étrangères (1758 à 1761).

En 1761 il devient également secrétaire d'État à la Guerre et à la Marine. Il cherche à arrêter la guerre de sept ans (succession du trône d'Espagne Autriche-France contre la Prusse-Anglais). En 1764, à la mort de madame de Pompadour, favorite du roi, qui a favorisé sa "carrière", il utilise de manière permanente son habilité à maintenir son pouvoir et son influence sur Louis XV.

Mais le roi, suite aux humiliations répétées contre sa maîtresse, madame du Barry, décide le renvoi de Choiseul.

C'est par une lettre du roi, reçue le 24 décembre, qu'il apprend sa disgrâce :

"Mon cousin, le mécontentement que me causent vos services me force à vous exiler à Chanteloup (Amboise), où vous vous rendrez dans vingt-quatre heures. Je vous aurais envoyé beaucoup plus loin, si ce n’était l’estime particulière que j’ai pour Mme la duchesse de Choiseul*, dont la santé m’est fort intéressante. Prenez garde que votre conduite ne me fasse prendre un autre parti ; sur ce, je prie Dieu, mon cousin, qu’il vous ait en sa sainte garde. " (* Charlotte Rosalie de Choiseul Beaupré, favorite du roi, était l'épouse de son cousin)

Il est intéressant de constater, que l'existence de trois personnages, qu'une certaine proximité de lieux, rapproche, va les faire entrer dans l'Histoire de France ...

 

1- Etienne François de Choiseul-Beaupré-Stainville, né à Nancy* en 1719 ;

2- Nicolas Joseph Cugnot, né à Void* en 1725 ;

3- Jeanne Bécu, devenue par mariage comtesse du Barry, née en 1743 à Vaucouleurs*.

 

Arithmétique :

Lorsque 2 a besoin de construire son "Chariot de feu (fardier), c'est 1 qui lui alloue les fonds, et malheureusement pour 2, 1 est mis en disgrâce à cause de 3, et de ce fait 1 ne peux pas assister aux essais du fardier, qui restera en "l'état" (que l'on connait aujourd'hui). Il est vrai que 1 n'avait cessé de discrédité 3 ... et ce même après sa disgrâce.

Et à la question de Jeanne d'Arc, elle est née dans le Barrois mouvant (Barrois royal) qui relevait du comté de Champagne.

* Nancy : capitale du duché de Lorraine, Void : ancienne terre évêchoise, royaume de France et Vaucouleurs : ville garnison de royaume de France.


photo de Martine


photo de jp le Finnois


foto légendées de Dominique


foto de randon'aires par jpy


autres foto glanées le long du parcours


que ces quelques fleurs,  vous apportent le bonheur ...


Cimetière de Stainville

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Commentaires: 1
  • #1

    JP le Finnois (dimanche, 31 mars 2019 23:34)

    Cette fois, c'est le vrai printemps : au calendrier, au thermomètre et avec les fleurs de la nature. Les randonneurs étaient là également. Très belle journée pour tout le monde.

    JP le Finnois