marche n°567 - mercredi 16 mai 2018 - VAUQUOIS les 4 bornes



photo de jpV, marche du matin


photo de jpV, viste de la Butte de Vauquois


VAUQUOIS

 

Une terre où durant quatre longues années, la Grande Guerre a laissé des traces ayant à jamais marqué le sol.

 

Un paysage lunaire, une butte coupée en deux par des cratères de 10 à 20 mètres séparant les premières lignes allemandes des lignes françaises. 

Telle est la vision de la butte en 1918 que garderont les soldats américains venus la libérer.

Comment imaginer que cinq années auparavant, un village de 168 habitants y dressait son clocher...

Ici, la guerre de position a laissé place à la guerre des mines : à défaut de progresser en surface, l'occupation du sous-sol est devenu une nécessité.

C'est ainsi qu'a commencé le creusement de l'immense réseau de galeries souterraines de la butte de Vauquois.

 


clic sur l'image pour visionner un reportage sur la Butte de Vauquois.

Au cours de la bataille de Vauquois, environ 14000 soldats ont perdu la vie.

 

Il a été recensé 519 explosions (199 Allemandes, 320 Françaises).

Les mines sont placées de plus en plus profond, les charges sont donc de plus en plus importantes.

La butte de Vauquois est une gigantesque termitière :

17 km de galeries, 184 pièces constituant le casernement allemand.

Environ 5 km de galeries et quelques postes de commandement sont creusés du côté français.

 


quelques cartes postales er photo.

D’autres hauts-lieux de 1914-1918 ont connu la guerre des mines :

 

les Eparges, la Forêt d’Argonne, les Hauts de Champagne, la butte 108 à Berry-au-Bac,

la crête de Vimy, etc.

 

Mais Vauquois est le seul à conjuguer :

  • •   L’écrasement d’un village et le prolongement des combats sous la colline qui le portait
  • •   L’intégration d’une immense cité souterraine avec ses quartiers aux affectations diverses : casernement, sanitaires,       dépôts, centrales électriques et air comprimé, poste de comman-dement et de communication…
  • •   L’application de systèmes différents dans la conduite de la guerre de position et de mines, amenant chaque camp à       des développements successifs pour détruire les installations de l’adversaire, devancer ou contrarier ses projets, sans     envisager la moindre perspective d’une percée par l’attaque d’infanterie.

 


reportage foto de la visite du prince Albert II de Monaco par jpy, le 28 octobre 2016

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Commentaires: 2
  • #1

    Monique PETITJEAN (vendredi, 18 mai 2018 07:59)

    LE MONUMENT DES COMBATTANTS :
    Au pied, un groupe sculpté montre un soldat français en tenue de 1915 veillant, appuyé sur son fusil, une grenade à la main. A ses pieds, un autre soldat dort recroquevillé au fond de la tranchée. Cette scène rappelle les pénibles heures à monter la garde, le plus souvent dans le froid et sous la pluie. Au-dessus des deux hommes, se dresse le tronc mutilé par les obus d'un arbre massif qui est devenu le symbole de Vauquois. Il s'agit du marronnier qui occupait la place de la mairie et que les artilleurs français utilisaient comme point de repère. Après avoir été sectionné à la mitrailleuse par les Allemands, le tronc abattu servira de protection à un abri français. La sculpture est de l'artiste sétois Marius Roussel, qui a combattu à Vauquois au 31ème régiment d'infanterie. Le cadet de la famille, bien sûr !

    AMÉNAGEMENTS SOUTERRAINS :
    Les français et les allemands s’enterrèrent dans des tranchées sur le sommet de la butte qui sera transformé après de nombreuses explosions en terrain lunaire rayant les maisons et l’église de Vauquois. La Butte de Vauquois devient ainsi une véritable termitière, composée d’aménagements souterrains s’étageant sur plusieurs niveaux (jusqu’à 100 mètres de profondeur). Nous ne visiterons pas le dernier boyau aujourd’hui noyer. Marronnier, noyer, quelle symbolique forestière hante Vauquois ?

    LE MUSÉE :
    Il rassemble des documents et objets découverts sur le site. Il permet d’appréhender la guerre de tranchées et l’expérience spécifique de la guerre des mines. Si on y voit des canons, il n’y a rien à boire !

    LE PIQUE-NIQUE :
    Vin quatre à partager : Sangria, Chablis, rosé de Provence, Saint Nicolas de Bourgueil et autres réjouissances.

    P.S. : Les fautes d’orthographe sont exceptionnellement admises

  • #2

    PAUL JC et SUZON (dimanche, 20 mai 2018 18:22)

    Merci à JPy pour toutes ces précisions et Monique pour ses commentaires.
    Une bonne journée à perpétrer le souvenir, malheureusement triste.